Région de Bruxelles-Capitale
inventaire du patrimoine architectural
Inventaire
Etudes générales
Cartographie
Glossaire
Liens
info
ATexte taille S ATexte taille M ATexte taille L | NL
De à


Contact - Notice légale - © Monuments & Sites - Credits
Rue du Collège Saint-Michel depuis l’avenue Roger Vandendriessche (photo 2007).Rue du Collège Saint-Michel depuis (...)Rue du Collège Saint-Michel, le côté pair vu depuis l’avenue Roger Vandendriessche (photo 2007).Rue du Collège Saint-Michel, le côté (...)Rue du Collège Saint-Michel, le côté impair vu depuis l’avenue Liétard (photo 2007).Rue du Collège Saint-Michel, le côté (...)
Affichage de la photo : Rue du Collège Saint-Michel depuis l’avenue Roger Vandendriessche (photo 2007). Zoom
Rue du Collège Saint-Michel depuis l’avenue Roger Vandendriessche (photo 2007).
Woluwe-Saint-Pierre

Rue du Collège Saint-Michel

Version PDF imprimableVersion PDF imprimableLocaliser sur la carteLocaliser sur la carteEnvoyer ce lien par e-mailEnvoyer ce lien par e-mail


Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Rue rectiligne reliant l'avenue Roger Vandendriessche au boulevard Saint-Michel, croisant la rue André Fauchille et la rue Maurice Liétard. Son tracé fut réalisé d'après l'arrêté royal du 06.02.1896 relatif à la construction de l'avenue de Tervueren (voir cette avenue).

Elle porte le nom du Collège Saint-Michel, implanté en grande partie sur le territoire de la commune d'Etterbeek. Le mur d'enceinte de cette école constitue une grande partie du front bâti de la rue, côté pair. Il s'agit d'un mur en briques, rythmé par des lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre. et des arcaturesFrise d’arcatures ou d’arceaux. Suite de petits arcs décoratifs ou de petites baies aveugles couvertes d’un arc. aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre..

La rue s'est développée principalement en deux phases : la première entre 1900 et 1910, la seconde après la guerre, dans les années 1950. En dehors de ces périodes, quelques bâtiments viennent s'implanter de-ci de-là, jusqu'à la fin des années 1990. La rue comporte donc un ensemble de constructions hétérogènes, constitué principalement de maisons de deux ou trois niveaux et de dépendances de maisons donnant sur l'avenue de Tervueren. On y trouve également de modestes immeubles à appartements de trois à six niveaux ainsi que des immeubles de bureaux.

Le style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. est bien représenté. De belles maisons aux parementsRevêtement de la face extérieure d’un mur. polychromes marquent le bâti de la rue (voir les nos 36, 38, 40 et 42) présentant parfois une tendance Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise. comme le groupe de constructions de l'architecte Henri Van Leuven (voir les nos 29, 35 et 37) ou la maison-atelier du peintre symboliste Émile Fabry (1865-1966), conçue par l'architecte Émile Lambot en 1902 (voir no 6). Des maisons plus modestes façonnent également la physionomie de la rue. Notons le no 44, du début du siècle, caractérisé par des garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. pansusUn garde-corps est dit pansu lorsqu'il se cintre en doucine en élévation. en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., par une logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. en bois entre pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. ainsi que par une porte d'entrée garnie d'une grande fenêtre d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. ; le no 46, de 1903, avec un soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie., un balcon au deuxième niveau et un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. orné de carreaux de cimentCarreaux polychromes, réalisés en ciment teint dans la masse, formant un carrelage ou agencés en frise sur une façade. à motifs d'inspiration égyptienneLe style néo-égyptien se réfère à l'architecture de l'Egypte antique. Sutout en vogue à la période Art Déco, il revisite diverses formes comme les colonnes à chapiteaux papyriformes, les corniches à gorge, etc. Il est notamment représenté à Bruxelles par quelques édifices maçonniques. ; le no 48, une maison de l'architecte Breban, datant de 1904, dont la façade munie de balcons de taille dégressive était à l'origine en briques apparentes ; le no 50, une habitation avec rez-de-chaussée commercial (remplacé en 1981 par une large porte de garage) de l'architecte E. Vande Put, datant de 1905.

Le style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. est représenté aux nos 10 et 12 (voir ces no).  Notons également une porte cochère au no 53 à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. datant de 1911 et dépendant d'une maison de ce style, située rue Fauchille no 15.

Par ailleurs, quelques maisons donnent à voir une architecture de tendance néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps.. Il en est ainsi du no 3 (1911), dont le rez-de-chaussée comporte un commerce avec, à gauche, une vitrine et, à droite, deux portes ; et du no 8 (1903) caractérisé par un garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. pansuUn garde-corps est dit pansu lorsqu'il se cintre en doucine en élévation. en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. et une lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à balconnet.

Quelques modestes constructions constituaient les dépendances de maison de maître construites sur l'avenue de Tervuren, parallèle à la rue du Collège Saint-Michel. Notons en particulier des anciens garages avec logement pour chauffeur à l'étage (ou aux étages) comme aux nos 31 et 33 (voir avenue de Tervuren no 245) et no 83-89 (voir avenue de Tervuren no 177).

En comparaison avec les rues avoisinantes, l'architecture de l'entre-deux-guerres est peu représentée dans cette rue. Les seuls témoins de l'architecture Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. sont le no 91, une habitation modeste de l'architecte J. Van Hove caractérisée par un bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux., ainsi que l'immeuble à appartements implanté au no 55-57 (voir ce no).

L'architecture d'après-guerre est représentée aussi bien par des maisons que par des immeubles à appartements ou de bureaux :
Au no 51, maison modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. de l'architecte Georges De Hens, 1951. Aux nos 59, 61, 63, 65 et 93, maisons de type bel-étage ou immeubles à appartements modestes, édifiés entre 1950 et 1952. Au début de la rue, deux immeubles, l'un à appartements et l'autre de bureaux se distinguent par leurs proportions inhabituelles. Le premier, situé au no 9-11-13, fut conçu par l'architecte Guy G.V. Daens en 1972. Ses six étages remplacent une maison de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. de 1912. L'immeuble de bureaux attenant (no 17) est l'œuvre du bureau Atelier d'Architecture et d'Urbanisme. De 1973, il occupe l'extrémité d'une parcelle se prolongeant jusqu'au no 249-253-255 de l'avenue de Tervueren. Il s'agit d'un bâtiment de hauteur modeste mais qui se distingue du reste des constructions de la rue par ses matériaux. Il comporte cinq volumes recouverts de verre réfléchissant, rythmés verticalement par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. en béton projeté. Sur la même parcelle, mais du côté de l'avenue de Tervueren, se trouve son « grand frère » : une construction aux caractéristiques similaires s'étageant cette fois sur neuf niveaux. On retrouve une situation analogue, mais avec des qualités architecturales plus évidentes, au no 67-69-71, réalisation de 1968 des architectes René Aerts & Paul Ramon. Il s'agit d'un immeuble de bureaux de quatre niveaux, surmonté d'un niveau en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. avec mur-rideauParoi extérieure non portante d’un bâtiment d’architecture moderne, le mur-rideau est généralement en grande partie ou entièrement vitré. en aluminium. Il abrite le siège central de l'INAMI (Institut National d'Assurance Maladie-Invalidité). Ce bâtiment occupe le fond d'une parcelle qui s'étend jusqu'à l'avenue de Tervueren, où est bâti un autre immeuble, au no 211, qui exploite le même langage architectural, mais se perd toutefois dans la disproportion de son gabarit de neuf niveaux.

Depuis 1990, le front bât côté pair de la rue est interrompu par l'Allée de la Minerva, à l'angle de laquelle se trouvent des immeubles à appartements et de bureaux, construits entre 1990 et 2001 (voir Allée de la Minerva).

Archives
ACWSP/SU 3 : 8 (1911) ; 8 : 96 (1903), 152 (1929) ; 9-13 : 39 (1912), 85 (1972) ; 14 : 336 (1922) ; 15 : 670 (1910), 157 (1973) ; 16 : 48 (1924) ; 22, 24, 26 : 158 (1998) ; 44 : 17 (1969) ; 46 : 97 (1903) ; 48 : 174 (1904), 425 (1907) ; 50 : 287 (1905), 253 (1934), 50 (1981) ; 51 : 109 (1951) ; 53 : 693 (1910), 121 (1921), 55 (1941), 5 (1948) ; 59 : 188 (1929), 4 (1947), 94 (1951) ; 61 : 174 (1950) ; 63 : 129 (1911), 819 (1950) ; 65 : 578 (1952) ; 67-69 : 41 (1919), 447 (1923), 282 (1968) ; 83-89 : 5 (1925), 642 (1949) ; 91 : 305 (1922), 21 (1948), 367 (1966), 68 (1968) ; 93 : 5 (1951).

Ouvrages
Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles. Woluwe-Saint-Lambert/Woluwe-Saint-Pierre/Evere, Bruxelles, AAM, 2 vol., 1980-1982, fiche 43.
Haut de la page
Abréviations | Recherches et rédaction : 2005.
Rue Julien VermeerschRue Julien VermeerschRue du BemelRue du BemelParvis Saint-PierreParvis Saint-PierreRue BlockmansRue BlockmansAvenue de l'IdéalAvenue de l'IdéalRue Jean-Baptiste VerheydenRue Jean-Baptiste VerheydenDrève du BonheurDrève du BonheurRue VandenhovenRue VandenhovenAvenue Père DamienAvenue Père DamienAvenue Louis GribaumontAvenue Louis GribaumontAvenue Roger Vandendriessche 13
Rue du Collège Saint-Michel 2Avenue Roger Vandendriessche 13
Rue du Collège Saint-Michel 2
Rue du Collège Saint-Michel 5, 7Rue du Collège Saint-Michel 5, 7Maison et atelier du peintre Emile FabryRue du Collège Saint-Michel 6Maison et atelier du peintre Emile Fabry
Rue du Collège Saint-Michel 6
Rue du Collège Saint-Michel 10, 12Rue du Collège Saint-Michel 10, 12Rue du Collège Saint-Michel 25, 27Rue du Collège Saint-Michel 25, 27Rue du Collège Saint-Michel 29, 35, 37Rue du Collège Saint-Michel 29, 35, 37Rue du Collège Saint-Michel 36Rue du Collège Saint-Michel 36Rue du Collège Saint-Michel 38, 40Rue du Collège Saint-Michel 38, 40Rue du Collège Saint-Michel 42Rue du Collège Saint-Michel 42Rue du Collège Saint-Michel 43Rue du Collège Saint-Michel 43Rue du Collège Saint-Michel 45Rue du Collège Saint-Michel 45Rue du Collège Saint-Michel 47Rue du Collège Saint-Michel 47Rue du Collège Saint-Michel 49Rue du Collège Saint-Michel 49Rue du Collège Saint-Michel 55-57Rue du Collège Saint-Michel 55-57Rue du Collège Saint-Michel 95Rue du Collège Saint-Michel 95Rue du Collège Saint-Michel 97Rue du Collège Saint-Michel 97Rue Jean DeraeckRue Jean DeraeckPlace DumonPlace DumonAvenue de l'HorizonAvenue de l'HorizonRue Pierre De CockRue Pierre De Cock