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Rue Père Eudore Devroye, côté impair vers la rue Maurice Liétard (photo 2007).
Woluwe-Saint-Pierre

Rue Père Eudore Devroye

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Cette notice concerne la partie de la voirie située sur Woluwe-Saint-Pierre. Consulter la notice de la partie de voirie sur Etterbeek.


Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sise en partie sur le territoire d'Etterbeek, cette artère rectiligne entre la rue Maurice Liétard et l'avenue Roger Vandendriessche fait partie du « quartier de l'Avenue Verte » construit à l'initiative d'Edmond Parmentier, suivant l'arrêté royal du 31.07.1909 (voir avenue Roger Vandendriessche).

Dans le passé, elle s'appelait rue Charles Legrelle ; elle porte actuellement le nom d'un ancien recteur du Collège Saint-Michel.

Le tronçon de rue situé sur Woluwe-Saint-Pierre se compose principalement de maisons de deux ou trois niveaux sous toiture mansardéeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. ou à bâtièreToit à deux versants., construites dans la première moitié du XXe siècle. On peut distinguer deux phases d'érection du bâti : 1911-1913 et entre-deux-guerres. La majorité des bâtiments remontent à cette période et relèvent du style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. ou du modernismeLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. ou en possèdent pour le moins des éléments caractéristiques. Deux bâtiments seulement datent d'après-guerre.

Le côté impair est bâti peu après l'ouverture de la rue. Il est composé surtout de maisons de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. (voir les nos 104 ou 187) auxquelles se mêlent quelques bâtiments de style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. (no 102) ou dénotant d'une influence néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. comme, par exemple, le no 185 de 1911, avec balcon au garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. pansuUn garde-corps est dit pansu lorsqu'il se cintre en doucine en élévation. en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., ou le no 245 (voir ce no). Deux modestes maisons modernistesLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. complètent l'alignement : les nos 181 et 183, toutes deux par les architectes De Mol & Linssen, respectivement de 1936 et 1935. Le no 183 est signé et daté dans la partie gauche du soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. : « de Mol R Linssen / Arch. 1935 » ; son voisin présentait à l'origine un rez-de-chaussée commercial, transformé aujourd'hui en garage (1977).

Entre 1912 et 1913, quelques maisons de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. essaiment aussi du côté pair. On relève notamment le no 52, de 1912, conçu par et pour l'architecte Émile De Ligne. La maison est transformée lourdement en 1964. L'architecte est aussi le concepteur des nos 50 (1926) et 193 (1922). Au no 106 se trouve une ancienne habitation d'influence néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., construite pour et par l'artiste Joseph Paij en 1912. Elle comportait, à l'origine, de grands sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. dans l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et un atelier de deux niveaux sous toiture de verre à l'arrière (orienté au nord). Elle est aujourd'hui fortement transformée par l'ajout d'un niveau dans la partie arrière de la maison (Atelier d'Architecture ADV, 1996).

Mais c'est surtout dans l'entre-deux-guerres que le paysage de la rue se compose. En 1922
M. G. Thorelle, propriétaire d'une manufacture d'Or et de Métal en feuilles à Saint-Gilles, fait appel à l'architecte Jean De Ligne pour bâtir cinq terrains ( voir les nos 56, 58, 60, 62 et 64 ). Ce dernier conçoit la même année, le no 54 (voir ce no), qui s'harmonise avec ses voisines. Ces productions sont teintées d'Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs..
Ce style est également représenté aux nos 76 de 1922, 102 de 1928 ( signé et daté sur le socleMassif surélevant un support ou une statue. à droite « M. Collet / Architecte 1928 » ; menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. et ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. d'origine ), au no 96 de 1929 par l'architecte Ad. Steylemans, aux nos 98 et 100 de 1935 ( signature sur le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. du no 98 « A. Mineur / Architecte »). L'Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. marque également le petit immeuble à appartements au no 68-70, à l'angle avec la rue Paul Bossu, conçu par l'architecte de Backer en 1938 (travée de gauche avec orielLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. couronné par une terrasse avec bastingage métallique, travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'angle arrondie ; menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. partiellement d'origine, rez-de-chaussée commercial). La rue n'est ainsi pas uniquement résidentielle comme en témoigne par ailleurs, au no 78-82 (voir ce no), l'atelier d'un artisan en « fine menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. et carrosserie de luxe » installé là dès 1923.

Les deux exemples d'architecture d'après-guerre sont situés au no 84, maison de type bel-étage par l'architecte Raymond Decorte, 1949, et au no 86-88, immeuble à appartements de cinq niveaux, architecte Marc Spinael, 1953.
Archives
ACWSP/Urb. 50 : 49 (1926) ; 52 : 119 (1912), 141 (1912), 187 (1964) ; 68-70 : 247 (1938) ; 72 : 23 (1931) ; 76 : 275 (1922) ; 84 : 38 (1949) ; 86-88 : 153 (1953) ; 96 : 324 (1929), 72 (1936) ; 98, 100 : 267 (1935) ; 102 : 204 (1928) ; 106 : 13 (1912), 255 (1996) ; 181 : 162 (1936), 78 (1977) ; 183 : 264 (1935) ; 185 : 95 (1911) ; 199 : 46 (1911), 223 (1926).
ACWSP/Urb. 865.11 (boîte 8745) : Avenue Verte et quartier.

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Abréviations | Recherches et rédaction : 2005.
Rue du BemelRue du BemelRue Paul LancsweertRue Paul LancsweertRue de la LimiteRue de la LimiteCarré des Herbes SauvagesCarré des Herbes SauvagesRue BlockmansRue BlockmansEsplanade Paul-Henri SpaakEsplanade Paul-Henri SpaakAvenue de WitthemAvenue de WitthemCité du KapelleveldCité du KapelleveldAvenue de BornivalAvenue de BornivalRue Père Eudore Devroye 17Rue Père Eudore Devroye 17Rue Père Eudore Devroye 19Rue Père Eudore Devroye 19Rue Père Eudore Devroye 21Rue Père Eudore Devroye 21Rue Père Eudore Devroye 25Rue Père Eudore Devroye 25Rue Père Eudore Devroye 29Rue Père Eudore Devroye 29Rue Père Eudore Devroye 41Rue Père Eudore Devroye 41Rue Père Eudore Devroye 43Rue Père Eudore Devroye 43Rue Père Eudore Devroye 47Rue Père Eudore Devroye 47Rue Père Eudore Devroye 61Rue Père Eudore Devroye 61Rue Pierre De CockRue Pierre De CockRue Paul BossuRue Paul BossuBoulevard Brand WhitlockBoulevard Brand WhitlockRue Jean Gérard EggericxRue Jean Gérard EggericxRue Julien VermeerschRue Julien VermeerschRue Arthur AndréRue Arthur AndréRue du DucRue du Duc