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Rue Félix Poels (photo 2005).
Rue Félix Poels
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
Rue coudée bordant la place des Maïeurs, puis l'église Saint-Pierre (voir Parvis Saint-Pierre), la rue Félix Poels se nommait, avant la Grande Guerre, rue de l'Église, tout comme les rues René Declercq et Paul Wemaere, situées dans son prolongement. Cette rue de l'Église était l'artère principale de l'ancien village de Woluwe-Saint-Pierre. Elle figure déjà sur la carte des biens de l'hôpital Saint-Jean, vers 1715.
Sur l'Atlas communal de 1808, son bâti se compose de quelques maisons espacées de manière irrégulière et non alignées, probablement des maisons ruralesDans la seconde couronne de l'agglomération bruxelloise, on rencontre çà et là des bâtiments d'architecture rurale. Il s'agit d'habitations ou d'anciennes fermes, issues de villages aujourd'hui englobés dans la ville, présentant d'ordinaire de sobres façades de briques blanchies à la chaux, sous de hautes toitures de tuiles. Les exemples les plus remarquables remontent aux XVIIe - XVIIIe siècles. assez basses à façades blanchies à la chaux. L'une de celle-ci a subsisté au no 21, jusqu'à la fin des années 1990, époque à laquelle elle a fait l'objet d'une reconstruction qui n'a maintenu que le seul gabarit d'origine.
À l'instar des autres rues de l'ancien village, la rue Félix Poels a connu une profonde mutation vers 1900. À cette époque, s'y élèvent de nombreuses maisons ouvrières, bâties pour la plupart par groupes de maisons identiques par des entrepreneurs locaux. Certaines subsistent encore actuellement, comme les nos 13, 15 et 17, un ensemble de trois maisons ouvrières de 1909 qui a reçu une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. supplémentaire à gauche, vers 1999.
La rue reçoit son nom actuel en 1922, en l'honneur d'un soldat habitant le quartier, mort à la guerre de 1914-1918.
Dans les années 1950, la création de la place des Maïeurs bouleverse profondément la physionomie de la rue. Un front entier de celle-ci se voit intégralement exproprié puis démoli vers 1958. Il comprenait l'ancienne maison communale, servant également d'école : une haute maison de briques à pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. construite en 1860 à l'angle des actuelles rues René Declercq et Louis Thys.
La rue étant restée très commerçante, bon nombre de maisons ont subi des remaniements successifs. Au no 1-5 par exemple, à l'angle de la rue Louis Thys, le commerce évolue successivement de boulangerie en confiserie, pour devenir ensuite un magasin de denrées coloniales, puis une boucherie et, enfin, un café.
Dans la partie supérieure de la rue, face à l'église, deux maisons dessinées par l'architecte René Coppens en 1947 et 1953, dont sa maison personnelle au no 34.
Sur l'Atlas communal de 1808, son bâti se compose de quelques maisons espacées de manière irrégulière et non alignées, probablement des maisons ruralesDans la seconde couronne de l'agglomération bruxelloise, on rencontre çà et là des bâtiments d'architecture rurale. Il s'agit d'habitations ou d'anciennes fermes, issues de villages aujourd'hui englobés dans la ville, présentant d'ordinaire de sobres façades de briques blanchies à la chaux, sous de hautes toitures de tuiles. Les exemples les plus remarquables remontent aux XVIIe - XVIIIe siècles. assez basses à façades blanchies à la chaux. L'une de celle-ci a subsisté au no 21, jusqu'à la fin des années 1990, époque à laquelle elle a fait l'objet d'une reconstruction qui n'a maintenu que le seul gabarit d'origine.
À l'instar des autres rues de l'ancien village, la rue Félix Poels a connu une profonde mutation vers 1900. À cette époque, s'y élèvent de nombreuses maisons ouvrières, bâties pour la plupart par groupes de maisons identiques par des entrepreneurs locaux. Certaines subsistent encore actuellement, comme les nos 13, 15 et 17, un ensemble de trois maisons ouvrières de 1909 qui a reçu une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. supplémentaire à gauche, vers 1999.
La rue reçoit son nom actuel en 1922, en l'honneur d'un soldat habitant le quartier, mort à la guerre de 1914-1918.
Dans les années 1950, la création de la place des Maïeurs bouleverse profondément la physionomie de la rue. Un front entier de celle-ci se voit intégralement exproprié puis démoli vers 1958. Il comprenait l'ancienne maison communale, servant également d'école : une haute maison de briques à pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. construite en 1860 à l'angle des actuelles rues René Declercq et Louis Thys.
La rue étant restée très commerçante, bon nombre de maisons ont subi des remaniements successifs. Au no 1-5 par exemple, à l'angle de la rue Louis Thys, le commerce évolue successivement de boulangerie en confiserie, pour devenir ensuite un magasin de denrées coloniales, puis une boucherie et, enfin, un café.
Dans la partie supérieure de la rue, face à l'église, deux maisons dessinées par l'architecte René Coppens en 1947 et 1953, dont sa maison personnelle au no 34.
Archives
ACWSP/Urb. 13, 15, 17 : 628 (1909), 231 (1999) ; 34 : 40 (1947) ; 36 : 393 (1953).
Périodiques
CHABEAU-POELS, G., « Images d'une rue au fil des générations », Wiluwa, 37, 1992, pp. 1-21.
ACWSP/Urb. 13, 15, 17 : 628 (1909), 231 (1999) ; 34 : 40 (1947) ; 36 : 393 (1953).
Périodiques
CHABEAU-POELS, G., « Images d'une rue au fil des générations », Wiluwa, 37, 1992, pp. 1-21.
Abréviations | Recherches et rédaction : Pierre Bernard, 2003.






















