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Avenue Charles Thielemans, vue depuis le carrefour avec l’avenue du Val d’Or (photo 2005).
Avenue Charles Thielemans
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
L'avenue commémore le souvenir de Charles Thielemans, échevin de Woluwe-Saint-Pierre en 1867, puis bourgmestre de 1874 à 1889. Le percement de l'avenue, reliant la rue Félix Poels à l'avenue du Val d'Or, est décidé par le Conseil communal le 11.04.1911, puis approuvé par l'arrêté royal du 05.08.1911. Ses divers tronçons sont toutefois urbanisés à des époques différentes.
Les deux 1ers, situés entre la place des Maïeurs et l'esplanade Paul-Henri Spaak, assez commerçants, présentent un important bâti de l'entre-deux-guerres. Les suivants, la place semi-circulaire faisant face à l'hôtel communal et le dernier tronçon la reliant à l'avenue du Val d'Or ne voient les constructions s'élever qu'après la Seconde Guerre mondiale.
La maison la plus ancienne de l'avenue, au no 44, remonte à 1913 (menuisier-entrepreneur Louis Schoonjans-Baus).
Les deux 1ers tronçons se composent pour l'essentiel d'habitations unifamiliales de l'entre-deux-guerres, à deux ou trois niveaux. Une grande partie de ces constructions perpétue la tradition éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. des 1res années du siècle. D'autres bâtiments de la même époque se distinguent par une influence du style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs.. Ils sont souvent pourvus, à l'étage, d'une logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan trapézoïdal sous terrasse.
Ces deux tronçons comportent également diverses constructions de l'après-guerre : maisons unifamiliales de type bel étage et habitations à r.d.ch. commercial. Parmi ces dernières, le no 38 (1961, architecte Edgard Firmin) présente une façade parée de dalles de marbre travertin romain, ajourée au 1er niveau d'une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. particulièrement haute, conservant son châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en aluminium.

La rue comporte également quelques écoles. Au no 2, sur l'angle formé avec la rue René Declercq, l'actuelle école EPFC (Enseignement de Promotion et de Formation continue). Il s'agit d'un imposant bâtiment à quatre niveaux sous bâtièreToit à deux versants., dessiné en 1954 par l'architecte communal Knippenberg pour abriter, à l'origine, les bureaux de l'administration communale.
La 1re école communale du village de Woluwe-Saint-Pierre, qui ne comptait qu'une seule classe, se situait dans l'ancienne maison communale, bâtie en 1860 à l'angle des actuelles rues René Declercq et Louis Thys. Elle sera démolie en 1958. Les bâtiments actuels de l'école communale, nommée école du Centre, sont actuellement implantés au no 26. Ils ont été bâtis en différentes phases. La partie la plus ancienne, située vers la rue, est dessinée en 1910 par l'architecte schaerbeekois Raymond Foucart. Elle comportait des classes, au nombre de dix semble-t-il, réparties de part et d'autre d'un préau couvert. Le bâtiment situé à droite de l'école, au no 32, est l'ancienne maison du directeur. Elle est contemporaine de la 1re phase de construction de l'école. En 1914, on établit une clôture en bois divisant le préau en deux, afin de séparer filles et garçons. L'école est rapidement agrandie de nouvelles classes : deux en 1916, deux également en 1921 et cinq en 1929. Les plans des agrandissements successifs sont, pour la plupart, signés par le même Foucart. Dans les années 1960, la façade à rue est entièrement rhabillée de pierre blanche.
Au no 17-19, une vaste salle de cinéma de 600 places, conçue en 1959 par l'architecte René Coppens, est transformée en supermarché en 1968 puis en garage automobile en 1988.
La création de la place circulaire face à l'hôtel de ville est approuvée par le Conseil communal le 09.06.1948, puis par l'arrêté royal du 31.01.1949. Les prescriptions urbanistiques concernant les bâtiments faisant face au nouvel hôtel communal, c'est-à-dire ceux de l'avenue Don Bosco et de la place circulaire, approuvées par le Conseil communal le 17.06.1949, imposent des règles strictes afin de constituer un quartier homogène de prestige à cet emplacement stratégique. L'implantation de commerce est interdite. La hauteur des cornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. limitée à huit mètres ; celle des faîtesFaîte. Partie la plus élevée d'un élément. Faîtier. Disposé au faîte du bâtiment. Faîtage. Couverture du faîte du toit. de toiture à douze mètres. Les dimensions et saillies maximales des logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. sont définies ; elles doivent être surmontées de balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. en pierre ou d'un garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en métal. Le toit briséUn élément est dit brisé, en ogive ou ogival lorsqu’il est composé de deux arcs de cercle se rejoignant en pointe. avec couverture de teinte noire est imposé, avec brisisUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. à 45 degrés et terrassonUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. à 75 degrés. Les façades ne peuvent être ni peintes ni enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc.. Les matériaux prescrits, la pierre naturelle, les carreaux de grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice., la brique de parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de ton rouge, demeurent donc apparents. Ces règles ont concouru à conférer une morne homogénéité à la place et à l'avenue Don Bosco, ainsi qu'une esthétique teintée de traditionalisme.

La 1re construction de cette portion de rue voit le jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. en 1949, au no 84 (arch. René Burgraeve), une maison de style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. tardif dont le petit gabarit et la toiture en bâtièreToit à deux versants. ne respectent pas les prescriptions urbanistiques. Les autres constructions, pour la plupart des immeubles à appartements érigés vers 1968, présentent une entrée de garage au r.d.ch. et des étages à fenêtres en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau.. La pierre blanche et la brique rouge dominent. Les hautes toitures mansardéesUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. sont ajourées de vastes lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres..
Le dernier tronçon de l'avenue est construit d'un bâti varié remontant aux années d'après-guerre, de conception moderne dans les plans et proportions. Certaines façades empruntent au vocabulaire de l'architecture ancienne. Hormis deux constructions de la fin des années 1940 (nos 106 et 108), le bâti sort de terre entre 1956 et 1966. Il s'agit d'habitations de type bel étage et d'immeubles à appartements.
Les deux 1ers, situés entre la place des Maïeurs et l'esplanade Paul-Henri Spaak, assez commerçants, présentent un important bâti de l'entre-deux-guerres. Les suivants, la place semi-circulaire faisant face à l'hôtel communal et le dernier tronçon la reliant à l'avenue du Val d'Or ne voient les constructions s'élever qu'après la Seconde Guerre mondiale.
La maison la plus ancienne de l'avenue, au no 44, remonte à 1913 (menuisier-entrepreneur Louis Schoonjans-Baus).
Les deux 1ers tronçons se composent pour l'essentiel d'habitations unifamiliales de l'entre-deux-guerres, à deux ou trois niveaux. Une grande partie de ces constructions perpétue la tradition éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. des 1res années du siècle. D'autres bâtiments de la même époque se distinguent par une influence du style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs.. Ils sont souvent pourvus, à l'étage, d'une logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan trapézoïdal sous terrasse.
Ces deux tronçons comportent également diverses constructions de l'après-guerre : maisons unifamiliales de type bel étage et habitations à r.d.ch. commercial. Parmi ces dernières, le no 38 (1961, architecte Edgard Firmin) présente une façade parée de dalles de marbre travertin romain, ajourée au 1er niveau d'une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. particulièrement haute, conservant son châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en aluminium.
La rue comporte également quelques écoles. Au no 2, sur l'angle formé avec la rue René Declercq, l'actuelle école EPFC (Enseignement de Promotion et de Formation continue). Il s'agit d'un imposant bâtiment à quatre niveaux sous bâtièreToit à deux versants., dessiné en 1954 par l'architecte communal Knippenberg pour abriter, à l'origine, les bureaux de l'administration communale.
La 1re école communale du village de Woluwe-Saint-Pierre, qui ne comptait qu'une seule classe, se situait dans l'ancienne maison communale, bâtie en 1860 à l'angle des actuelles rues René Declercq et Louis Thys. Elle sera démolie en 1958. Les bâtiments actuels de l'école communale, nommée école du Centre, sont actuellement implantés au no 26. Ils ont été bâtis en différentes phases. La partie la plus ancienne, située vers la rue, est dessinée en 1910 par l'architecte schaerbeekois Raymond Foucart. Elle comportait des classes, au nombre de dix semble-t-il, réparties de part et d'autre d'un préau couvert. Le bâtiment situé à droite de l'école, au no 32, est l'ancienne maison du directeur. Elle est contemporaine de la 1re phase de construction de l'école. En 1914, on établit une clôture en bois divisant le préau en deux, afin de séparer filles et garçons. L'école est rapidement agrandie de nouvelles classes : deux en 1916, deux également en 1921 et cinq en 1929. Les plans des agrandissements successifs sont, pour la plupart, signés par le même Foucart. Dans les années 1960, la façade à rue est entièrement rhabillée de pierre blanche.
Au no 17-19, une vaste salle de cinéma de 600 places, conçue en 1959 par l'architecte René Coppens, est transformée en supermarché en 1968 puis en garage automobile en 1988.
La création de la place circulaire face à l'hôtel de ville est approuvée par le Conseil communal le 09.06.1948, puis par l'arrêté royal du 31.01.1949. Les prescriptions urbanistiques concernant les bâtiments faisant face au nouvel hôtel communal, c'est-à-dire ceux de l'avenue Don Bosco et de la place circulaire, approuvées par le Conseil communal le 17.06.1949, imposent des règles strictes afin de constituer un quartier homogène de prestige à cet emplacement stratégique. L'implantation de commerce est interdite. La hauteur des cornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. limitée à huit mètres ; celle des faîtesFaîte. Partie la plus élevée d'un élément. Faîtier. Disposé au faîte du bâtiment. Faîtage. Couverture du faîte du toit. de toiture à douze mètres. Les dimensions et saillies maximales des logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. sont définies ; elles doivent être surmontées de balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. en pierre ou d'un garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en métal. Le toit briséUn élément est dit brisé, en ogive ou ogival lorsqu’il est composé de deux arcs de cercle se rejoignant en pointe. avec couverture de teinte noire est imposé, avec brisisUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. à 45 degrés et terrassonUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. à 75 degrés. Les façades ne peuvent être ni peintes ni enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc.. Les matériaux prescrits, la pierre naturelle, les carreaux de grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice., la brique de parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de ton rouge, demeurent donc apparents. Ces règles ont concouru à conférer une morne homogénéité à la place et à l'avenue Don Bosco, ainsi qu'une esthétique teintée de traditionalisme.
La 1re construction de cette portion de rue voit le jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. en 1949, au no 84 (arch. René Burgraeve), une maison de style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. tardif dont le petit gabarit et la toiture en bâtièreToit à deux versants. ne respectent pas les prescriptions urbanistiques. Les autres constructions, pour la plupart des immeubles à appartements érigés vers 1968, présentent une entrée de garage au r.d.ch. et des étages à fenêtres en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau.. La pierre blanche et la brique rouge dominent. Les hautes toitures mansardéesUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. sont ajourées de vastes lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres..
Le dernier tronçon de l'avenue est construit d'un bâti varié remontant aux années d'après-guerre, de conception moderne dans les plans et proportions. Certaines façades empruntent au vocabulaire de l'architecture ancienne. Hormis deux constructions de la fin des années 1940 (nos 106 et 108), le bâti sort de terre entre 1956 et 1966. Il s'agit d'habitations de type bel étage et d'immeubles à appartements.
Archives
ACWSP/Urb. alignement 6 et 24.
ACWSP/Urb. 2 : 533 (1954); 17-19 : 101 (1959), 5 (1968), 116 (1988) ; 38 : 265 (1961) ; 44 : 56 (1913) ; 84 : 276 (1949) ; 106 : 136 (1947) ; 108 : 123 (1946).
ACWSP/TP 2 : TP 8698; 32, 26 : 7792 et 7793.
Ouvrages
ACWSP/Urb. alignement 6 et 24.
ACWSP/Urb. 2 : 533 (1954); 17-19 : 101 (1959), 5 (1968), 116 (1988) ; 38 : 265 (1961) ; 44 : 56 (1913) ; 84 : 276 (1949) ; 106 : 136 (1947) ; 108 : 123 (1946).
ACWSP/TP 2 : TP 8698; 32, 26 : 7792 et 7793.
Ouvrages
CRUNELLE, M., DEBLIECK, D., VAUTHIER, E., et al., Inventaire des salles de cinéma de la Région de Bruxelles, Service de Monuments et Sites, Bruxelles, 1994, fiche 173.
Abréviations | Recherches et rédaction : 2004.






















