Rue de la Pacification, vue vers le square Gutenberg (photo 1993-1995).
Rue de la Pacification
Cette notice concerne la partie de la voirie située sur Saint-Josse-ten-Noode. Consulter la notice de la partie de voirie sur Bruxelles Extension Est.
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Reliant la pl. Saint-Josse et le sq. Gutenberg, cette r. courbe fut tracée sur un anc. chemin longeant le Maelbeek. Ce chemin constitua des siècles durant l'unique voie reliant le village de Saint-Josse à celui d'Etterbeek. En 1721, il fut pavé à l'initiative de quelques meuniers et marchands qui percevaient un « droit de barrière ».
À la hauteur des maisons portant les nos 45, 47 (act. situées sur le territoire de Bruxelles), se trouvait un moulin médiévalLe style néogothique (à partir de 1860 environ) est une tendance architecturale mettant à l’honneur les formes ogivales et verticales issues du moyen-âge gothique. Le style néo-Tudor s’inspire plus particulièrement du style gothique teinté de Renaissance qui fleurit en Angleterre sous le règne des Tudors., converti en 1601 en machine hydraulique par G. MULLER. Cette ingénieuse machine se composait d'une roue, activée par les eaux du Maelbeek, qui entraînait l'eau puisée dans le ruisseau dit le Broebelaer (à Etterbeek) vers un réservoir en forme de tour érigé près de la r. Ducale, sur les anc. remparts de Bruxelles. De là partait un réseau de distribution qui alimentait une grande partie de la ville haute. Elle resta en activité jusqu'en 1854, et aurait servi de modèle à la machine de Marly (voir r. Hydraulique).
La rue et son prolongement connaissent de nombreuses appellations successives : chemin des étangs (1814), r. Hydraulique (1816), au milieu du XIXe s., ch. ou route d'Etterbeek, route de Wavre, et enfin r. de la Pacification en mémoire de la Pacification de Gand.
L'alignement act. de la rue date de 1875 et résulte des transformations apportées à la ch. d'Etterbeek lors de l'aménagement du sq. Marie-Louise et de l'assèchement de l'anc. étang de Saint-Josse.
Côté pair, le ler tronçon intégré dans les aménagements de la pl. Saint-Josse est occupé par l'immeuble tour Pacific érigé en 1967 d'après les plans de l'arch. M. BARBIER (voir r. Willems) ; les maisons situées sur le 2e tronçon entre la r. de Bruyn et la r. des Guildes, furent démolies en 1974 pour permettre l'aménagement du jardin attenant au no 34 (construit en 1953 par l'arch. G. DE HENS).
Seules quelques maisons côté impair témoignent encore du caractère ancien de la rue. Celle-ci était bordée d'immeubles d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., pour la plupart construits v. 1880, quelques-uns antérieurs, comptant chacun trois niveaux sur deux ou trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., les façades enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. intégrant un r.d.ch. réservé au commerce, un bel étage souvent mis en valeur par un balcon, parfois continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. (nos 15-17), des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect. ou bombées, à encadrement mouluré parfois frappé d'une clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel., et soulignées de panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. d'allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre.. Ces maisons ont subi de nombreuses transformations principalement au r.d.ch. (nos 29 à 33). Au no 1-3 : immeuble moderne faisant l'angle de la pl. Saint-Josse, construit en 1957 à l'emplacement de maisons d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. de 1878, avec vitrines commerciales. Au no 19-23, immeuble à appartements de six niveaux construit pour les Habitations à bon marché en 1952 à l'emplacement d'une des galeriesUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. du marché couvert de Saint-Josse (r. de l'Artichaut no 17-19 et pl. Saint-Josse) ; les maisons situées à l'angle de la r. de l'Artichaut furent démolies en 1972 pour permettre la création d'un espace vert (Nos 31, 33, r. de l'Artichaut).
À la hauteur des maisons portant les nos 45, 47 (act. situées sur le territoire de Bruxelles), se trouvait un moulin médiévalLe style néogothique (à partir de 1860 environ) est une tendance architecturale mettant à l’honneur les formes ogivales et verticales issues du moyen-âge gothique. Le style néo-Tudor s’inspire plus particulièrement du style gothique teinté de Renaissance qui fleurit en Angleterre sous le règne des Tudors., converti en 1601 en machine hydraulique par G. MULLER. Cette ingénieuse machine se composait d'une roue, activée par les eaux du Maelbeek, qui entraînait l'eau puisée dans le ruisseau dit le Broebelaer (à Etterbeek) vers un réservoir en forme de tour érigé près de la r. Ducale, sur les anc. remparts de Bruxelles. De là partait un réseau de distribution qui alimentait une grande partie de la ville haute. Elle resta en activité jusqu'en 1854, et aurait servi de modèle à la machine de Marly (voir r. Hydraulique).
La rue et son prolongement connaissent de nombreuses appellations successives : chemin des étangs (1814), r. Hydraulique (1816), au milieu du XIXe s., ch. ou route d'Etterbeek, route de Wavre, et enfin r. de la Pacification en mémoire de la Pacification de Gand.
L'alignement act. de la rue date de 1875 et résulte des transformations apportées à la ch. d'Etterbeek lors de l'aménagement du sq. Marie-Louise et de l'assèchement de l'anc. étang de Saint-Josse.
Côté pair, le ler tronçon intégré dans les aménagements de la pl. Saint-Josse est occupé par l'immeuble tour Pacific érigé en 1967 d'après les plans de l'arch. M. BARBIER (voir r. Willems) ; les maisons situées sur le 2e tronçon entre la r. de Bruyn et la r. des Guildes, furent démolies en 1974 pour permettre l'aménagement du jardin attenant au no 34 (construit en 1953 par l'arch. G. DE HENS).
Seules quelques maisons côté impair témoignent encore du caractère ancien de la rue. Celle-ci était bordée d'immeubles d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., pour la plupart construits v. 1880, quelques-uns antérieurs, comptant chacun trois niveaux sur deux ou trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., les façades enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. intégrant un r.d.ch. réservé au commerce, un bel étage souvent mis en valeur par un balcon, parfois continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. (nos 15-17), des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect. ou bombées, à encadrement mouluré parfois frappé d'une clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel., et soulignées de panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. d'allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre.. Ces maisons ont subi de nombreuses transformations principalement au r.d.ch. (nos 29 à 33). Au no 1-3 : immeuble moderne faisant l'angle de la pl. Saint-Josse, construit en 1957 à l'emplacement de maisons d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. de 1878, avec vitrines commerciales. Au no 19-23, immeuble à appartements de six niveaux construit pour les Habitations à bon marché en 1952 à l'emplacement d'une des galeriesUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. du marché couvert de Saint-Josse (r. de l'Artichaut no 17-19 et pl. Saint-Josse) ; les maisons situées à l'angle de la r. de l'Artichaut furent démolies en 1972 pour permettre la création d'un espace vert (Nos 31, 33, r. de l'Artichaut).
Archives
ACSJ/Urb./TP 1254 (1872), 2201, 2111 (1878), 2796, 2839, 2858 (1883), 2882 (1884), 14721 (1952), 16036 (1966), 16336 (1972).
AGR 1408.
AR 29.05.1875.
ACSJ/Urb./TP 1254 (1872), 2201, 2111 (1878), 2796, 2839, 2858 (1883), 2882 (1884), 14721 (1952), 16036 (1966), 16336 (1972).
AGR 1408.
AR 29.05.1875.
Ouvrages
Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, Saint-Josse-ten-Noode, AAM, Bruxelles, 1980-1982, pp. 43-44.
WAUTERS, A., Histoire des environs de Bruxelles, Culture et Civilisation, Bruxelles, 1973, pp. 30-35.
Abréviations | Recherches et rédaction : 1993-1995.







