Avenue des Arts, vue vers la place Madou (photo 1993-1995).
Avenue des Arts
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
Cette artère, qui rejoint la r. du Luxembourg (dans le quartier Léopold à Bruxelles) à la pl. Madou, longe le bd du Régent.
Le seul tronçon situé sur le territoire de Saint-Josse (du croisement de la r. du Marteau et de la r. de la Charité à la pl. Madou) fut percé (AR 23.12.1843) à travers les jardins d'une anc. factorerie de bière (voir r. de la Charité). Auparavant la r. des Arts (qui ne devint une avenue que v. 1885) suivait à cette hauteur le tracé de l'anc. chemin de ronde longeant la demi-lune de la porte de Louvain, c'est-à-dire l'act. r. de la Charité.
De 1844 à 1849, furent érigées plusieurs maisons bourgeoises et d'imposants hôtels de maître d'ordonnance classique, dont seules les façades des nos 11, 16 et 17 témoignent encore partiellement. Peu d'éléments nous indiquent quels furent les arch. chargés de construire ces immeubles conçus pour le prestige, et aménagés avec goût pour accueillir des membres de la bourgeoise, de la noblesse ou du monde des arts.
Au no 2, démoli, on note en 1899 des interventions dues à l'arch. P. HANKAR. Au no 16, l'hôtel Charlier abrite le Musée communal. Au no 18, modification de façade en 1933 par l'arch. M. POLAK.
La plupart des immeubles construits sur des parcelles de plan trapézoïdal comportaient des dépendances r. de la Charité et des jardins agrémentaient l'intérieur de l'îlot.
Ces immeubles ont été remplacés, à partir de 1937, par des immeubles de bureaux. En particulier les nos 1 à 5, immeuble de onze niveaux construit par les arch. F. DE JAEGER et M. BARBIER en 1965 ; au no 12, immeuble à appartements de tendance Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs., construit en 1937, à r.d.ch. commercial, comportant huit niveaux, les deux dern. en retraits successifs ; au no 13-14, immeuble de bureaux élevé en 1961, comprenant onze niveaux, selon les plans des arch. A. et J. POLAK, à façade composée de modules préfabriqués surfacés de quartz poli sur un r.d.ch. en béton bouchardéUn parement de pierre est dit bouchardé lorqu'il est dressé au moyen d'une boucharde, une sorte de marteau dont les extrémités sont hérissées de petites têtes en forme de pointe de diamant. La surface ainsi travaillée apparaît criblée de petits points., laissant une large part de surface vitrée ; au no 18, immeuble à appartements construit par L. TASSOUL en 1939 ; au no 19, immeuble de bureaux à l'angle de la r. de la Charité conçu par C. HEYWANG en 1956, présentant trois pans, et caractérisé par les retraits successifs des étages flanqués de balcons continusUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées..
Le seul tronçon situé sur le territoire de Saint-Josse (du croisement de la r. du Marteau et de la r. de la Charité à la pl. Madou) fut percé (AR 23.12.1843) à travers les jardins d'une anc. factorerie de bière (voir r. de la Charité). Auparavant la r. des Arts (qui ne devint une avenue que v. 1885) suivait à cette hauteur le tracé de l'anc. chemin de ronde longeant la demi-lune de la porte de Louvain, c'est-à-dire l'act. r. de la Charité.
De 1844 à 1849, furent érigées plusieurs maisons bourgeoises et d'imposants hôtels de maître d'ordonnance classique, dont seules les façades des nos 11, 16 et 17 témoignent encore partiellement. Peu d'éléments nous indiquent quels furent les arch. chargés de construire ces immeubles conçus pour le prestige, et aménagés avec goût pour accueillir des membres de la bourgeoise, de la noblesse ou du monde des arts.
Au no 2, démoli, on note en 1899 des interventions dues à l'arch. P. HANKAR. Au no 16, l'hôtel Charlier abrite le Musée communal. Au no 18, modification de façade en 1933 par l'arch. M. POLAK.
La plupart des immeubles construits sur des parcelles de plan trapézoïdal comportaient des dépendances r. de la Charité et des jardins agrémentaient l'intérieur de l'îlot.
Ces immeubles ont été remplacés, à partir de 1937, par des immeubles de bureaux. En particulier les nos 1 à 5, immeuble de onze niveaux construit par les arch. F. DE JAEGER et M. BARBIER en 1965 ; au no 12, immeuble à appartements de tendance Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs., construit en 1937, à r.d.ch. commercial, comportant huit niveaux, les deux dern. en retraits successifs ; au no 13-14, immeuble de bureaux élevé en 1961, comprenant onze niveaux, selon les plans des arch. A. et J. POLAK, à façade composée de modules préfabriqués surfacés de quartz poli sur un r.d.ch. en béton bouchardéUn parement de pierre est dit bouchardé lorqu'il est dressé au moyen d'une boucharde, une sorte de marteau dont les extrémités sont hérissées de petites têtes en forme de pointe de diamant. La surface ainsi travaillée apparaît criblée de petits points., laissant une large part de surface vitrée ; au no 18, immeuble à appartements construit par L. TASSOUL en 1939 ; au no 19, immeuble de bureaux à l'angle de la r. de la Charité conçu par C. HEYWANG en 1956, présentant trois pans, et caractérisé par les retraits successifs des étages flanqués de balcons continusUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées..
Archives
ACSJ/Urb./TP 32, 33, 34, 46, 54, 58, 104, 147 (1844), 3, 53 (1847), 87/52, 89/54, 90/55, 94/51, 99/58, 116/67 (1849), 5617 (1899), 12093 (1933), 12968 (1937), 13349 (1939), 15113 (1956), 15691 (1961), 15958, 15984 (1965).
AGR 1368.
AR 23.12.1843.
CC 30.3.1955.
AGR 1368.
AR 23.12.1843.
CC 30.3.1955.
Abréviations | Recherches et rédaction : 1993-1995.
