Rue de la Source
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
Cette artère connaît une 1re vague d'édification, de 1865 à 1877, qui se concentre dans la 1re moitié de la rue. Les maisons y sont néoclassiques, certaines act. fortement modifiées. De 1884 à 1894, une très belle enfilade de bâtiments de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. d'inspiration néo-Renaissance flamandeLe style Renaissance flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la Renaissance italienne à l’héritage architectural médiéval local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévations en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons, tourelles, logettes). voit le jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. dans le dern. tronçon de la rue, du côté impair. Entre 1923 et 1935, plusieurs bâtiments de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. tardif, Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. ou Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs., sont érigés dans le dern. tronçon de la rue, côté pair.
En 1869, l'arch. Jean-Pierre Cluysenaar fait construire sa maison personnelle au No 68, act. détruit, qui abritera plusieurs ateliers d'artistes dont celui de son fils, Alfred Cluysenaar (voir no 70-72). L'architecte y décédera en 1880. En 1909, le décorateur Charles Gustave Saintenoy y établit un second atelier de peinture.
Nos ne figurant pas en notice : 3-5 : immeuble à appartements, arch. W. Doorenbos-Boucq, 1935, r.d.ch. recouvert de cimornéEnduit au ciment sur lequel on projette, alors qu’il est encore frais, de la marbrite concassée. ; 12-14, pl. Julien Dillens 1 et r. Berckmans 128 : vaste immeuble d'angle, abritant des bureaux, des logements et un hôtel, de style post-moderneLe style postmoderne (à partir de 1980 environ) est un courant architectural né en réaction au modernisme, remettant au goût du jour certaines formes ornementales issues de l’architecture du passé (classicisme, Art Déco, etc.).. Arch. Janssens et Associés, 1990. Il remplace, r. de la Source, plusieurs maisons néoclassiques ; 29, 31, 33 : ensemble de trois maisons anc. identiques, d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1875. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. du no 29 percé d'une porte de garage en 1973 ; 30 : maison de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., flanquée à g. d'un atelier de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC., 1869, l'ensemble, re-parementé et surhaussé d'un niveau, act. aménagé en logement ; 32, 34 : deux maisons de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. à façade polychrome, 1896, le no 32 act. profondément transformé ; 35 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1874, act. dérochée ; 38 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., érigée avant 1880, châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine ; 39, 41 et r. d'Écosse 59 : deux maisons néoclassiques, 1874, arch. et commanditaire Alexandre Vallée. R.d.ch. commercial modifié au no 41 et r. d'Écosse 59. no 39 act. enduit à faux-jointsEnduit dans lequel sont tracés des sillons pour suggérer un appareil de pierre., exhaussé d'un niveau en 1928 ; 44-46 et r. d'Écosse 62 : deux maisons néoclassiques, 1874 (selon De Keyser, G., 1996), le no 44-46 modifié au r.d.ch. ; 48 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1876, act. enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. à faux-jointsEnduit dans lequel sont tracés des sillons pour suggérer un appareil de pierre. ; 50 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1876, act. enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. à faux-jointsEnduit dans lequel sont tracés des sillons pour suggérer un appareil de pierre. ; 54, 58 : deux maisons néoclassiques, 1879, le no 54 exhaussé d'un niveau en 1928 ; 56 : immeuble résultant de la transformation, en 1961, d'une maison de 1875 ; 62 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1869, exhaussée d'un étage. Remplacement des garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. et nouvel enduit à faux-jointsEnduit dans lequel sont tracés des sillons pour suggérer un appareil de pierre. en 1930 ; 63, 65 : deux maisons néoclassiques, 1870, le no 63 exhaussé d'un niveau en 1895, le no 65 modifié au r.d.ch. en 1937 ; 64 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., modifiée au r.d.ch. et recouverte de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. ; 66 : immeuble à appartements, atelier d'arch. TAO sprl, conçu en 1993 à la place d'une maison de 1874 ; 67 : immeuble à appartements, arch. J. Wilquet, 1963, érigé à la place d'une maison de 1871 ; 69 : maison néoclassique, 1873, act. recouverte de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. ; 70-72 : vaste immeuble de bureaux et de logements, 1991, bureau d'arch. VD VH et Associés, remplaçant, une maison avec atelier dessinée par l'arch. Jean-Pierre Cluysenaar en 1869 et transformée par le décorateur Gustave Saintenoy entre 1903 et 1909 ; 73 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1871. R.d.ch. commercial modifié, balcon et garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. remplacés, porte d'origine sous jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à vitraux ; 75 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1871 ; 88 : immeuble de rapport, 1959, arch. édouard Draps.
BERNIER, F., Monographie de Saint-Gilles-les-Bruxelles, Histoire et description illustrée, Bruxelles, 1904, p. 272.
CLUYSENAAR, F., Une famille d'artistes. Les Cluysenaar, éd. M. Weissenbruch, Bruxelles, 1928, pp. 5-6, 11-132.
GUILLAUME, A., MEGANCK, M., ORTIGOSA, C., et al., Atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles : 13 Saint-Gilles, Bruxelles, 2004, pp. 38, 78.
LOZE, P., (dir.), Poelaert et son temps (Catalogue de l'exposition), Crédit Communal de Belgique, Bruxelles, 1980, pp. 153-163.
Saint-Gilles Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU ASBL, Bruxelles, 1988, p. 68.
VAN SANTVOORT, L., Het 19de-eeuwse kunstenaarsatelier in Brussel (doctoraal proefschrift, sectie Kunstwetenschappen en Archeologie) VUB, Bruxelles, 1995-1996.
Périodiques
Archives des numéros ne figurant pas en notice
ACSG/Urb. 5, 7 : 113 (1935) ; 12, 14 : voir pl. Julien Dillens 1 : 1989-129 (1990) ; 29, 31, 33 : 2947 (1875) ; 29 : 7 (1973) ; 30 : 596 (1869) ; 32, 34 : 577 (1896) ; 35 : 2380 (1874) ; 38 : 6650 (1880) ; 39, 41 : 2585 (1874), 61 (1928) ; 50 : 3544 (1876) ; 54, 58 : 6132 (1879) ; 54 : 139 (1928) ; 56 : 1775 (1875), 140 (1961) ; 62 : 7111 (1869), 213 (1930) ; 63, 65 : 737 (1870) ; 63 : 213 (1895) ; 65 : 109 (1937) ; 66 : 2410 (1874), 1992-250 (1993) ; 67 : 1005 (1871), 94 (1963) ; 69 : 1995 (1873) ; 70-72 : 4194 (1869), 312 (1903), 11 (1905), 324 (1909), 1990-15 (1991) ; 73 : 1579 (1887) ; 75 : 8579 (1871) ; 88 : 90 (1959).
