Rue de Bosnie
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Anc. r. des Artisans et r. des Horticulteurs, la r. de Bosnie relie la r. Émile Féron à l'av. du Parc, en traversant successivement le carrefour composé par les r. Fernand Bernier, de Serbie et André Hennebicq, puis celui formé par les r. de Monténégro et Crickx, enfin celui de la ch. de Forest et de la r. Gustave Defnet.
Le plan d'alignement des deux tronçons médians, compris entre la r. Fernand Bernier et la ch. de Forest, est établi par l'AR du 21.12.1882. Les deux tronçons situés aux extrémités, l'un vers la r. Émile Féron, l'autre vers l'av. du Parc, sont tracés suivant l'AR du 22.01.1901 et réalisés par la commune, qui se réserve des terrains à proximité de l'av. du Parc pour la construction d'immeubles sociaux à logements multiples.
Majoritairement bâtie entre 1905 et 1914, la rue offre un large éventail de typologies : maisons bourgeoises et ouvrières, immeubles à appartements, bâtiments industriels et commerciaux.
Nos ne figurant pas en notice : 1 : à l'angle de la r. Émile Féron, maison éclectique à façade polychrome, 1904 ; 4 : voir no 2 ; 10 : maison d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1905 (selon De Keyser, G., 1996). Beau soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. à bossagesBossage. Saillie de la face d’un bloc de pierre par rapport au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit un sur deux lorsqu’un parement présente une alternance d’assises de blocs en bossages et de blocs dont le parement reste au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit rustique lorsque son parement est d’une taille grossière. Il est dit continu lorsqu'il se prolonge sur une assise entière. rustiques ; 11 : mur de clôture, 1904 ; 13 : maison de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., 1905, surhaussée en 1933, conservant deux jolies devantures ; 16, 18, 20 : ensemble de trois maisons éclectiques à façade polychromeDans l'inventaire, le style éclectique à façade polychrome désigne un type de façade assez courant en Belgique entre 1890 et 1914, d’ordinaire de composition asymétrique, caractérisé par un parement de briques à jeu polychrome et par un souci de décoration., 1904, les nos 16 et 18 identiques, à r.d.ch. commercial ; 21 : maison de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., arch. P. Vander Heyden, 1906 ; 28-30 : immeuble de logements sociaux, arch. Roger Dejeneffe et Joseph Thomas, pour le Foyer saint-gillois, 1951 (voir sq. Gérard Van Caulaert) ; 38 : voir no 34 ; 45 : anc. atelier de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., 1909, surhaussé en 1911 ; 46-48-50 : à l'angle de la r. Crickx, immeuble de rapport éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. à façade polychrome, édifié en ensemble avec le no 56-58 r. Crickx, 1913, entrepreneur M. Dravers ; 52 : maison d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1895, parementéeRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. ; 54, 56 : voir no 58 ; 57 : maison de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., 1910, exhaussée d'un niveau en 1928 et conservant une belle porte en chêne ; 60 : maison, 1893, surhaussée en 1929 ; 62 : maison, 1896 (selon De Keyser, G., 1996), surhaussée en 1953 ; 64-66-68 : immeuble de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé., arch. Albert Callewaert, 1929, anc. à usage d'atelier, de garage, de logement et de hangar pour l'entreprise de construction René Gillion ; 67 : voir no 69 ; 78 : maison éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. à façade polychrome, 1909, arch. Robert Lemaire ; 79 : maison de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., avec r.d.ch. commercial sous linteau métalliquePoutrelle métallique de profil en I, utilisée comme linteau, souvent agrémentée de rosettes en tôle découpée. continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., 1909 ; 80-82-84 : immeuble de rapport de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., 1908, entrepreneur Paul Van Waerbeeck, profondément rénové en 1997, arch. Dominique Deremiens ; 83 : mur de clôture, 1887, avec porte établie en 1938 ; 85-87 : immeuble à appartements de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé., 1937, arch. Joseph Vanderstraeten ; 92-94 : immeuble à appartements postmoderneLe style postmoderne (à partir de 1980 environ) est un courant architectural né en réaction au modernisme, remettant au goût du jour certaines formes ornementales issues de l’architecture du passé (classicisme, Art Déco, etc.)., 1983, pour la Société régionale de Logements, arch. Daniel Graux, François Terlinden, Georges Van Hamme ; 93 : maison éclectique à façade polychrome, 1912, surhaussée en 1957 ; 95 : bâtiment de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., à usage de dépôt, 1913, sous pignon à gradinsPignon dont les rampants sont étagés en escalier, à la manière de gradins. ; 96-98 : immeuble de 1996, conçu pour le Foyer saint-gillois ; 97, 99 : ensemble de deux maisons éclectiques à façade polychromeDans l'inventaire, le style éclectique à façade polychrome désigne un type de façade assez courant en Belgique entre 1890 et 1914, d’ordinaire de composition asymétrique, caractérisé par un parement de briques à jeu polychrome et par un souci de décoration., entrepreneur G. De Coster, 1906 ; 101 : passage donnant vers divers bâtiments en intérieur d'îlot, arch. Joseph Vanderstraeten, 1952 ; 103 : petite maison, 1896, transformée en 1929 et recouverte de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. ; 105 : petite maison éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. à façade polychrome, act. peinte, arch. Ramaekers, 1895 ; 107, 109 : deux maisons anc. identiques, d'inspiration néo-Renaissance flamandeLe style Renaissance flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la Renaissance italienne à l’héritage architectural médiéval local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévations en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons, tourelles, logettes)., 1893. no 109 surhaussé en 1935 et parementéRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. en 1942 ; 111 : maison anc. néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1895, dérochée ; 113 : maison, 1896, parementéeRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. en 1955 ; 117 : bâtiment percé de trois garages, 1930, arch. Éloi Drake ; 119 : à l'angle de la ch. de Forest, maison de rapport d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1889 (selon De Keyser, G., 1996).
Ouvrages
Ensembles urbains et architecturaux à Saint-Gilles, Service des Monuments et Sites - Commune de Saint-Gilles, s.l., 1999, pp. 32-33.
Inventaire des logements sociaux à Bruxelles, Sint-Lukaswerkgemeenschap, Bruxelles, 1985, fiche 182.
Inventaire des sgraffites. Saint-Gilles, GERPM – SC asbl, s.l., s.d., fiche 37A.
Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles. Saint-Gilles, AAM, Bruxelles, 1980-1982, fiche 7.
Saint-Gilles Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU asbl, Bruxelles, 1988, pp. 138, 178.
Vie économique à Saint-Gilles…des origines à demain, Syndicat d'initiative de Saint-Gilles, 1993, p. 127.
Archives des nos ne figurant pas en notice
ACSG/Urb. 1 : 234 (1904) ; 11 : 297 (1904) ; 13 : 337 (1905), 179 (1933) ; 16, 18, 20 : 124 (1904) ; 21 : 21 (1906) ; 28-30 : 109 (1951) ; 45 : 199 (1909), 265 (1911) ; 52 : 8 (1895) ; 57 : 395 (1910), 458 (1928) ; 60 : 3455 (1893), 121 (1929) ; 62 : 192 (1953) ; 64-66-68 : 55 (1929) ; 78 : 66 (1909) ; 79 : 289 (1909) ; 80-82-84 : 268 (1908), 111 (1997) ; 83 : 1633 (1887), 9 (1938) ; 85-87 : 197 (1937) ; 92-94 : 38 (1983) ; 93 : 104 (1912), 19 (1957) ; 95 : 97 (1913) ; 97, 99 : 262 (1906) ; 101 : 161 (1952) ; 103 : 446 (1896), 246 (1929) ; 105 : 274 (1895) ; 107, 109 : 3340 (1893), 9 (1935), 635 (1942) ; 111 : 234 (1895) ; 113 : 412 (1896), 85 (1955) ; 117 : 326 (1930).
