Rue de Belgrade
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Du nom de la capitale de la Serbie, la r. de Belgrade est, tout comme les r. Fontainas et Émile Féron, établie sur une partie du « vieux chemin de Forest » (Oude Vorstweg). Cette très ancienne et importante voie de communication, mentionnée dès 1321 et probablement antérieure, était également appelée vieux chemin de Bruxelles vers Halle (Oude Herbaene van Brussel naer Halle) ou encore Herbaene de la Vallée. En 1845, le chemin est rebaptisé rue des Chiens (Hondestraet).
Le tracé act. de la r. de Belgrade, dont le plan d'alignement et d'élargissement est ratifié par AR du 15.02.1882, dépend à la fois de l'aménagement du quartier du Midi et de celui du parc de Forest, tous deux conçus par l'inspecteur voyer Victor Besme. À noter la présence de deux maisons de 1846, les nos 110 et 112, act. transformées, qui préexistent au plan d'alignement de 1882.
Située entre l'av. Fonsny et la r. de Mérode, la rue est partagée entre les territoires de Forest et de Saint-Gilles, où elle se prolonge jusqu'à l'av. du Roi. De la proximité de la gare du Midi résulte sa vocation industrielle et commerciale. Le tronçon saint-gillois de la r. de Belgrade est en majorité occupé par les installations de la Société des Tramways bruxellois, act. STIB, qu'il s'agisse, côté pair, des ateliers de réparation (voir av. Fonsny no 122-124) ou, côté impair, d'un dépôt de trams (voir av. du Roi no 19). De nombreuses parcelles sont traversantes entre cette rue et ses parallèles.
Nos ne figurant pas en notice : 81 : bâtiment anc. à usage de dépôt et d'écuries, arch. Léon Duverger, 1907, act. transformé ; 83 : sur parcelle traversante avec le no 221 r. de Mérode, bâtiment anc. à usage de dépôt, 1904, transformé en habitation et exhaussé en 1908, arch. Léon Duverger ; 85 : sur parcelle traversante avec le no 219 r. de Mérode, bâtiment industriel, 1903, exhaussé et transformé en 1962 ; 87 : sur parcelle traversante avec le no 217 r. de Mérode, bâtiment de 1902 ; 89 : sur parcelle traversante avec le no 215 r. de Mérode, anc. « Brasserie de la Nation », 1900 ; 91 : maison d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1901 ; 108 : atelier de 1922, exhaussé en 1926 (arch. Pierre De Gieter) et en 1932. Devanture et r.d.ch. transformés en 1938, arch. Valère Nobus ; 110-112 : deux maisons néoclassiquesLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., conçues en miroir, 1846, jointes par un même entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. au-dessus des portes d'entrée. no 110 exhaussé en 1925, no 112 en 1890 ; 122 : bâtiment industriel, 1926, exhaussé en 1986 ; 128 : maison de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., 1910, arch. Benjamin De Lestré-De Fabribeckers, banalisée par le remplacement de la logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. et du balcon ; 130 : maison de rapport de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., 1908, Émile Baillien (selon De Keyser, G., 1996) ; 132 : maison de rapport éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., 1903, arch. Paul Mohonval (selon De Keyser, G., 1996).
Saint-Gilles. Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU ASBL, Bruxelles, 1988, p. 49.
Vie économique à Saint-Gilles…des origines à demain, Syndicat d'initiative de Saint-Gilles, 1993, pp. 109-128.
Périodiques
DONS, R. « Les voies de communication à Obbrussel-Saint-Gilles jusqu'au début de 1840 », Le Folklore brabançon, 269, 1991, pp. 61-98.
Archives des nos ne figurant pas en notice
ACSG/Urb. 81 : 31 (1907) ; 83 : 22 (1908) ; 85 : 105 (1962) ; 91 : 185 (1901) ; 108 : 216 (1922), 54 (1926), 152 (1932), 283 (1938) ; 110 : 2606 (1846), 406 (1925) ; 112 : 3455 (1890) ; 122 : 270 (1926), 66 (1966) ; 128 : 58 (1910) ; 130 : 129 (1908) ; 132 : 218 (1903).
