Rue d'Angleterre
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Tracée suivant le plan général d'alignement des nouvelles voiries à ouvrir près de la nouvelle station du Midi (Victor Besme, 1863), la rue d'Angleterre relie l'avenue Fonsny à la rue Émile Féron et l'avenue de la Porte de Hal, en croisant la rue de Mérode.
À l'angle de l'avenue Fonsny, à hauteur des nos 7 à 11 r. d'Angleterre, se dressait anciennement un moulin à aiguiser, le Slijpmolen, mentionné dès 1321, également dit Hondnestmoleken, du nom du plan d'eau qu'il bordait, l'étang du Nid de Chien (voir av. Fonsny).
La rue est bâtie de maisons essentiellement néoclassiques, conçues pour la plupart dans les années 1860 à 1880. Conformément aux nouvelles prescriptions définies dans le PPAS « Fonsny 1 » (voir av. Fonsny), le bâti originel du 1er tronçon de la rue est voué à la démolition, pour laisser place à des immeubles de bureaux et de logements. Quelques maisons subsistent encore actuellement du côté impair du tronçon, la plupart à l'abandon. À partir de 1985, l'ensemble du côté pair de la rue est détruit, une démolition justifiée par la construction du métro joignant la Gare du Midi à la Porte de Hal. Il est rebâti, dans les années 1980 et 1990, d'immeubles de bureaux et à appartements, de maisons ainsi que d'un vaste hôtel occupant tout le 1er tronçon de la rue. Tous ces bâtiments résultent de l'association momentanée des bureaux d'architecture Jourquain, De Borman & Gérard, Vandenbossche et Archi + i.
Au no 69 de la rue, aujourd'hui démoli, résida et travailla de 1881 à 1896 le lithographe et photographe français Émile Aubry (1829-1900).
Nos ne figurant pas en notice : 2-20 : complexe hôtelier, 2002, association momentanée des arch. J. Jourquin, De Borman et Gérard SC, M. Vandenbossche et Archi + i ; 24 à 52 : ensemble de maisons, 1989, association momentanée des arch. J. Jourquin, De Borman et Gérard SC, M. Vandenbossche et Archi + i ; 25, 27 et r. de Mérode 46 : ensemble de trois maisons néoclassiquesLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1865, le no 25 modifié au r.d.ch. en 1935, le no 27 act. recouvert de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. et percé de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. ; 31 : voir nos 29, 33 ; 35 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1866 ; 37 : maison anc. néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1879, recouverte de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante., modifiée au r.d.ch. et surhaussée en 1952 ; 39 : haute maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1874, modifiée au r.d.ch. en 1938 ; 41 : maison d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1875, modifiée au r.d.ch. ; 43, 45 : ensemble de deux maisons d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1866 (selon De Keyser, G., 1996), annexés en 1983 par l'Institut Sainte Marie, situé au no 5-7-9 r. Émile Féron, qui y établit notamment classes et salle de gymnastique ; 47 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1872. Bâtiment arrière (1878), agrandi en 1920 pour la tannerie « J. Goffard, Cuirs et Peaux » ; 49, 51 : terrain vague, à l'emplacement de deux maisons néoclassiquesLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. de 1874, démolies vers 1995. Seul subsiste un bâtiment arrière, à façade-pignon ; 54 à 64 : salle de sport du centre sportif de Saint-Gilles, 1989, association momentanée des arch. J. Jourquin, De Borman et Gérard SC, M. Vandenbossche et Archi + i (voir no 41 r. de Russie) ; 59-61 : immeuble de bureaux de la Ligue Braille, 1989, arch. Liétard, Noizet, Ter Assatouroff, sur parcelle traversante avec le no 62 r. de Hollande, remplaçant trois maisons de 1870 ; 66-70 : immeuble à appartements, 1989, association momentanée des arch. J. Jourquin, De Borman et Gérard SC, M. Vandenbossche et Archi + i.
Ensembles urbains et architecturaux à Saint-Gilles, 1999, p. 39.
Périodiques
KEUNINGS, L., JOSEPH, S., SCHWILDEN, T., « Emile Aubry (1829-1900) un communard phototypiste à Saint-Gilles », Cahiers bruxellois, t. XXVIII, 1987, pp. 41-60.
Archives des nos ne figurant pas en notice
ACSG/Urb. 2-20 : 2001-178 (2002) ; 24 à 52 : – (1989) ; 25, 27 : voir r. de Mérode 46 : – (1865) ; 25 : – (1935) ; 35 : 4772 (1866) ; 37 : 6393 (1879), 99 (1952) ; 39 : 2328 (1874), – (1938) ; 41 : 3115 (1875) ; 43, 45 : – (1983) ; 47 : 1704 (1872), – (1878), 124 (1920) ; 49, 51 : 2512 (1874) ; 54 à 64 : – (1989) ; 57, 59, 61 : 819 (1870) ; 59-61 : voir r. de Hollande 62 : 240 (1989) ; 66-70 : – (1989).


