Rue Eugène Verheggen
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
Baptisée du nom d'un philanthrope en reconnaissance du legs important qu'il fit à la Commission des hospices civils de Saint-Gilles.
La r. Eugène Verheggen relie l'av. Ducpétiaux à l'av. Albert. Assez courte, elle décrit un léger coude vers l'av. Albert. À cet endroit, les maisons sont situées sur le territoire de Forest.
La rue est établie sur l'assiette d'une partie d'un des plus anc. chemins secondaires de la commune, le Hollestraat, nom que l'on peut traduire par « chemin creux ». Celui-ci partait du Hameau du Chat à Uccle et rejoignait la ch. d'Alsemberg en angle aigu, à hauteur de l'act. av. des Villas. Ce chemin fut décrété zone d'expropriation le 03.05.1900, en vue de l'ouverture de la nouvelle rue.
La période d'édification, assez brève, se déroule en deux temps. Le côté pair de la rue fut d'abord bâti, de 1907 à 1909, suivi du côté impair, de 1909 à 1910. Le bâti, assez modeste, est essentiellement de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. à façade polychrome. Il est ponctué çà et là d'une construction d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., comme au no 22, une maison de 1907 ayant perdu sa mouluration et ses châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine. Les habitations conservent leurs caractéristiques originelles et des gabarits semblables, de trois niveaux, à l'exception du no 8, dessiné en 1907 par l'arch. Jean Maelschalck, exhaussé d'un 4e niveau en cours de construction et recouvert ultérieurement de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante.. Aux nos 17, 19 et 21 s'étendent des parcelles fermées de murs de clôture v. 1910, percés d'entrées cochères menant à l'arrière des maisons situées av. Albert, aux nos 32 à 36. Le mur de clôture du no 19 est coiffé d'une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire.. Deux constructions sont postérieures au reste du bâti : le no 10-14, vaste immeuble à appartements de 1932 (arch. Philippe Stockhem) et le no 24 (arch. Jean Berdoux, 1955), atelier de carrosserie avec appartement à l'étage. Sa façade de deux niveaux, couverte de briques de parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. jaunes, est percée d'une large porte de garage nichéeUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché., flanquée de deux pans de mur arrondis.
Archives
ACSG/Urb. 8 : 136 (1907), 286 (1907) ; 10-14 : 276 (1932) ; 17 : 318 (1909) ; 19 : 220 (1909) ; 21 : 307 (1910) ; 22 : 396 (1907) ; 24 : 50 (1955).
Ouvrages
VERNIERS, L., Histoire de Forest-lez-Bruxelles, De Boeck, Bruxelles, 1949, pp. 209-213.
Périodiques
DONS, R., « Obbrussel-st-Gilles et son réseau de communications. Des origines à 1900 environ », Cahiers bruxellois, t. XXVIII, 1987, pp. 27, 28.
