Rue Bosquet
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Orientée d'ouest en est, la r. Bosquet relie la ch. de Charleroi à l'av. de la Toison d'Or en croisant successivement les r. Capouillet, de Suisse, d'Écosse et Jourdan.
Dénommée en l'honneur d'un échevin de Saint-Gilles (1836-1843). Tracée suivant l'AR du 12.10.1844, l'act. r. Bosquet résulte de la transformation d'une vieille artère, le chemin de la Longue Haie, qui menait autrefois à Ixelles. Vers 1840, l'anc. chemin est aussi appelé r. de l'Église ; jusqu'en 1867, on envisageait en effet de construire une église sur l'act. pl. Stéphanie.
La rue est dominée par de belles enfilades de maisons bourgeoises néoclassiquesLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., conçues entre 1875 et 1890 environ. La majorité d'entre elles se décline suivant une composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré., avec balcon(s) en travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale. Çà et là, ces enfilades se brisent sur un bâtiment plus tardif, hôtel ou immeuble à appartements, édifié en remplacement de maisons anc. et souvent de gabarit plus important. À noter que certaines maisons ont connu des bouleversements intérieurs ayant une incidence directe sur leur façade : des portes ont été supprimées suite à la réunion intérieure de certaines constructions (voir nos 62 à 76).
Nos ne figurant pas en notice : 4 : maison rhabillée en 1952 par l'arch. Fernand De Roy ; 18-20 : immeuble à appartements, 1974, arch. Georges Piron (selon De Keyser, G., 1996), remplaçant deux maisons de 1882 ; 39-43 et r. Jean Stas 32 : immeuble d'angle, 1973, arch. Jean-Pierre Coulonvaux, remplaçant trois maisons de 1875 (No 39), et 1882 (Nos 41, 43) ; 40a (anc. r. de Suisse 1) : 1889, arch. Gérard Maréchal, transformé en 1951 par l'arch. Gustave Gernaert ; 45-49 : immeuble à appartements, 1966, arch. Albert De Joncker ; 48 : maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1893, modifiée en 1955 par l'arch. Emmanuel Hanssens ; 55 à 61 et r. Jourdan 50 : voir no 53 ; 60-60a. Immeuble d'angle néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1875, exhaussé d'un étage en 1929 ; 65 : immeuble à appartements, 1966, arch. Alberto Vanderauwera, remplaçant une maison de 1890 ; 75-77-79 : immeuble à appartements, 1954, arch. Émile Goffay, remplaçant trois maisons de 1877 ; 78, r. de l'Hôtel des Monnaies 4 et av. de la Toison d'Or 87 : vaste complexe de bureaux, 1989, arch. Éric Ysebrant de Lendonck (Assar S.C), intégrant l'anc. no 78, large hôtel de maître d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., 1879. Le complexe remplace en outre de nombreux bâtiments, dont, r. Bosquet, les maisons néoclassiques des nos 80 à 90 ; 81 et av. de la Toison d'Or 77-81 : immeuble à appartements de 1949, modifié en 1961 par l'arch. Robert Goffaux ; 87 et av. de la Toison d'Or 84-86 : immeuble de bureaux, 1965 (selon De Keyser, G., 1996).
Ouvrages
Saint-Gilles. Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU asbl, Bruxelles, 1988, p. 64.
Archives des nos ne figurant pas en notice
ACSG/Urb. 4 : 46 (1952) ; 39 : 2953 (1875) ; 40a : 2217 (1889), 159 (1951) ; 41 : 436 (1882) ; 43 : 464 (1882) ; 39-43 et r. Jean Stas 32 : voir r. Jean Stas : 85 (1973) ; 45-49 : 11 (1966) ; 48 : 3327 (1893), 76 (1955) ; 60-60a : 2915 (1875), 28 (1929) ; 65 : – (1890), 122 (1962) ; 75-77-79 : 4293 (1877), 200 (1954) ; 78 : 6329 (1879), voir av. de la Toison d'Or 87 : 103 (1989) ; 81 et av. de la Toison d'Or 77-81 : 61 (1949), 181 (1961).
