Chaussée de Charleroi
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Sur le territoire de Saint-Gilles, cette longue artère au nom géographique relie la pl. Stéphanie à la ch. de Waterloo, croisant successivement la r. Berckmans, la r. de la Source, la r. Veydt, la r. Faider, la r. Tasson-Snel, la pl. Paul Janson, la r. Américaine et la r. Ducpétiaux.
Ouverte par AR du 13.03.1840, dans la mouvance de l'érection du goulet Louise, la chaussée est édifiée par deux célèbres promoteurs immobiliers, Philippe Dejoncker et Jean-Baptiste Jourdan. Les deux associés, en échange de la construction de la voirie, reçurent la nouvelle chaussée en concession privée avec droit de péage qui ne prit fin qu'avec la mort de Dejoncker en 1865.
La 1re phase d'urbanisation de la chaussée, située aux alentours de 1850, comprend essentiellement des pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. ou des maisons de campagne de style néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., dont il reste act. peu de traces. Cette phase voit parfois l'édification de murs de clôture le long des terrains non bâtis. Le plan parcellaire, encore fort indéterminé, permet l'implantation de propriétés de grande ampleur. C'est le cas notamment des maisons des peintres Jean Robie et Balthazar Tasson-Snel. Cette 1re vague est rapidement suivie d'une phase de construction plus urbaine, de 1865 jusqu'à l'aube de la Première Guerre. Elle est surtout constituée de bâtiments d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., maisons bourgeoises ou hôtels de maître, comme les numéros suivants. Le no 3 est éventré par le percement en 1966 d'une vitrine commerciale de deux niveaux. Le no 11, de 1860, est déparé par sa vitrine de 1957. Le r.d.ch. du no 13 est transformé en commerce en 1921 (arch. Alphonse Aubrebis), modifié en 1951 (arch. Paul Dhaeyer) et agrandi en 1966 (arch. A. Bourgeois). Les nos 52 à 56, édifiés resp. en 1871 (arch. Jean. Segers), 1887 et 1875, ont été réunis en 1947 (arch. Jacques Obozinski) et visuellement unifiés par un même traitement du r.d.ch. en 1967 (arch. A. Fremineur). Le no 53, de 1866, est exhaussé d'un étage en 1925. Il possède un r.d.ch. commercial établi à la fin du XIXe s. Le no 78, édifié en 1866 sur les plans de l'arch. Gustave De Man, est rhabillé en 1926 en style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. par l'arch. A. Kielbaey (logette en bois sur plan trapézoïdal, enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. à faux-joints). Les nos 115 et 117, édifiés dans la seconde moitié du XIXe s., sont transformés au r.d.ch. en commerce resp. en 1900 (modifiés à plusieurs reprises ; parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. en travertin de 1938) et 1905. Le no 181, construit en 1888 (probablement par l'arch. Émile Janlet) et exhaussé d'un niveau en 1908 par l'arch. Léon Sneyers, est déparé par un commerce établi en 1954 et un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante.. Le no 197 résulte du rhabillage en 1945 par l'arch. Jean Dumont d'une maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. de 1874. Le no 199, de 1867, est malheureusement parementéRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. et éventré au r.d.ch. en 1923. Le no 245, de 1887, est abîmé par le percement du r.d.ch. en 1927. Le no 251, de 1887, est modifié en 1903 par l'ajout d'une logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. et d'un commerce en 1933.
À côté de ces bâtiments d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., qui forment la toile de fond de l'artère, on note la présence de maisons d'inspiration néo-Renaissance flamandeLe style Renaissance flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la Renaissance italienne à l’héritage architectural médiéval local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévations en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons, tourelles, logettes)., surtout dans le dern. tronçon de la chaussée, entre la pl. Paul Janson et la ch. de Waterloo. Par ailleurs, on remarque la présence de nombreuses maisons de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., comme le no 137, édifié en 1904 par l'entrepreneur Charles Joseph Davaux, déparé en 1958 par une vitrine de deux niveaux, et le no 261, de 1892 avec r.d.ch. commercial établi en 1911 et transformé en 1961.
À partir de 1905 environ, la fin de l'éclectisme et le style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. jouent aussi un rôle important dans la physionomie de la rue. Ces bâtiments s'établissent parfois en remplacement de maisons déjà existantes, comme le no 168-170. Il s'agit d'un immeuble de rapport de 1905 par l'arch. Josse Van Kriekinge, en remplacement d'une petite grange de 1867, qui comprend trois r.d.ch. commerciaux, dont deux ont gardé leur physionomie de jadis. Les balcons des étages ont toutefois perdu leur garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. d'origine. Le no 244-246, de 1898, a gardé son r.d.ch. commercial d'origine, act. recouvert d'un bardage.
De nombreux r.d.ch. privés sont progressivement transformés en commerce, de 1900 environ jusqu'à aujourd'hui. Ce genre de modification connaît son apogée durant l'entre-deux-guerres, qui marque la prédominance du style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs.. Par ailleurs, il n'est pas rare de voir ces mêmes r.d.ch. réaménagés plusieurs fois suivant la mode de chaque époque. Citons le no 231, de 1874, fortement modifié en 1932 par le percement d'un r.d.ch. commercial, act. partiellement transformé, par le remplacement du dispositif d'entrée en style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. et l'ajout d'une logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. chantournéeUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe..
À partir des années 1950, la ch. de Charleroi connaît une nouvelle phase de construction qui va complètement en bouleverser la physionomie. En remplacement d'immeubles plus anc., les nouveaux bâtiments, immeubles de bureaux ou à appartements, de gabarit souvent imposant, témoignent des différents styles de ces dern. décades. Citons d'abord le no 2-8, vaste complexe postmoderneLe style postmoderne (à partir de 1980 environ) est un courant architectural né en réaction au modernisme, remettant au goût du jour certaines formes ornementales issues de l’architecture du passé (classicisme, Art Déco, etc.). de bureaux et de commerces, dénommé « Stéphanie Square » et édifié en 1985 par L'Atelier d'Architecture de Genval, à l'angle de l'av. Louise, en remplacement, ch. de Charleroi, de quatre bâtiments anc., dont une vaste banque construite en 1922 par l'arch. Louis Sauvage. Ponctuant de manière magistrale l'entrée de la chaussée, « Stéphanie Square » est partagé entre les territoires de Bruxelles et de Saint-Gilles. Au no 15-17 : immeuble de 1977 à usage de commerce et d'hôtel, édifié par le bureau d'arch. Jean-Pierre Coulonvaux et modifié en 1995 par l'arch. Bernard Delwarde, en remplacement d'un grand immeuble de rapport de style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. de 1923 par l'arch. Charles De Wys. Au no 24-26b : immeuble de bureaux de 1968 par l'arch. Georges Vranckx, en remplacement de deux hôtels de maître resp. de 1870 et 1866. Au no 24, en 1900, l'arch. Victor Horta avait aménagé un jardin d'hiverJardin d’hiver ou véranda. Largement vitré, adossé à la façade arrière d’un bâtiment, le jardin d’hiver constitue une pièce d’agrément où l’on profite l’hiver des rayons du soleil dans une atmosphère de plantes vertes. Contrairement à la serre dont il dérive, le jardin d’hiver est une pièce de vie. pour l'ingénieur Jean Cousin (act. démonté et déposé aux Musées royaux des Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. de Belgique). Au no 27 : immeuble de bureaux édifié en 1959 par l'arch. Robert Blanpain. Au no 32-34 : immeuble de style postmoderneLe style postmoderne (à partir de 1980 environ) est un courant architectural né en réaction au modernisme, remettant au goût du jour certaines formes ornementales issues de l’architecture du passé (classicisme, Art Déco, etc.). édifié à l'angle de la r. Berckmans en 1990 par le bureau d'arch. C. Collard en remplacement de trois maisons de 1870. Au no 36-48, vaste complexe occupé par l'hôtel Holiday Inn, édifié en 1971 par le bureau d'arch. Maurice Mambour, en remplacement de six maisons d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., dont les nos 36 et 38 (maisons jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. de 1867 par l'arch. Wynand Janssens), no 44 (maison par A. Mennester de 1870, avec vérandaJardin d’hiver ou véranda. Largement vitré, adossé à la façade arrière d’un bâtiment, le jardin d’hiver constitue une pièce d’agrément où l’on profite l’hiver des rayons du soleil dans une atmosphère de plantes vertes. Contrairement à la serre dont il dérive, le jardin d’hiver est une pièce de vie. et annexe construites par l'arch. Albert Dumont en 1895), et le no 48 (hôtel de maître de 1880 par l'arch. Henri Rieck). Au no 51 : immeuble de 1961 par l'arch. Georges Stockhem. Au no 58-60 : vastes immeubles de bureaux de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé., faisant l'angle avec la r. Veydt, en deux corps édifiés en 1974 pour le no 58 par l'arch. Robert Devroye et en 1959 sur les plans des arch. André et Jean Polak (No 60 et r. Veydt no 2), en remplacement de maisons de style néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., de 1867 et 1863. Au no 87 : immeuble de rapport de 1961 par l'arch. Édouard Draps en remplacement d'une maison de 1888 édifiée par l'arch. Émile Janlet. Au no 90 : étroit immeuble à appartements, de 1957 par l'arch. Marc Spinnael à la place d'une maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. de 1875. Au no 92 : immeuble de bureaux de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé., de 1953. Au no 98 : immeuble à appartements, de 1955 par l'arch. Henri Saint-Jean, en remplacement d'une maison néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. percée en 1929 d'une belle vitrine (arch. Gustave Carlier). Au no 110-114 : vaste immeuble de bureaux, édifié sur demande de 1981 par l'arch. Jean F. Petit pour la société Siemens, en remplacement de deux maisons de 1869 par l'arch. Léon Emmanuel Govaerts et d'un magnifique hôtel de maître de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. de 1900 sur les plans de l'arch. Léon Laureys. Au no 111 : immeuble de bureaux de 1963 par l'arch. E. Delvaux. Au no 116 : vaste immeuble de bureaux, édifié en 1954 et 1955 par l'arch. Robert Heintz-Sturm (No 116-120) pour la société Siemens avec extensions en 1968 par l'arch. Maurice Van Eyck (anc. no 122-130). Siemens sera la première grande entreprise à investir la ch. de Charleroi en 1926. no 121a-123 par l'arch. Léon Stynen (1963). no 125 par l'arch. Carl Steyaert en 1967. no 131 par l'arch. Jacques Vellut en 1966. Au no 132-134 : immeuble à l'angle de la r. Tasson-Snel de style internationalLe style international prône la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, du mur-rideau et des matériaux modernes comme le béton armé. Le terme style international est plutôt utilisé pour caractériser le modernisme d'après-guerre., édifié en 1965 par l'arch. Émile Verhaegen. Au no 136-144 : vaste immeuble de bureaux édifié en 1963 (No 136-138) et 1965 par l'arch. Jean F. Petit. Au no 141 : immeuble à appartements construit en 1948 par l'arch. Léon Smets en remplacement de l'hôtel de maître de Tasson-Snel, de 1859. no 145 : immeuble de bureaux de 1966 édifié par l'arch. Robert Swaelens en remplacement d'un hôtel de maître de l'arch. Émile Janlet de 1904. Au no 146-150 : immeuble de bureaux de 1963 par les arch. Christian et Jean-Pierre Housiaux, situé sur une parcelle traversante avec la r. Defacqz (No 113-115). Au no 162-164 : petit immeuble de rapport de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. édifié en 1957 par l'arch. Ivon Falise en remplacement d'une maison d'inspiration néo-Renaissance flamandeLe style Renaissance flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la Renaissance italienne à l’héritage architectural médiéval local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévations en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons, tourelles, logettes). de 1886 par l'arch. Émile Tirou. Au no 164a : immeuble à appartements de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. édifié en 1954 par l'arch. Ivon Falise en remplacement d'une maison de 1874 d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps.. Au no 190 : immeuble de 1950 sur les plans de l'arch. Jules Weill, à la place du magnifique hôtel de maître de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. conçu par l'arch. Henri Beyaert pour le sénateur Hanrez en 1888 et caractérisé par une tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. qui articulait les deux corps du bâtiment en L. Au no 236 : immeuble édifié en 1957 par l'arch. Raymond Decorte. À l'angle de la r. Veydt, quatre bâtiments ont été détruits à une date récente. Il s'agissait du no 62, magnifique hôtel de maître de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. de 1861 par l'arch. Tasnier, légèrement transformé en 1912 par l'arch. François Kielbaey, des nos 64 et 66 d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. de 1860, dont le r.d.ch. du no 66 avait été transformé en commerce en 1948 par l'arch. Michel Polak et du no 68, maison d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., de 1859.
Archives
ACSG/Urb. 2-8 : 37 (1985) ; 3 : 43 (1966) ; 4-6 : 148 (1922) ; 8 : 1242 (1871) ; 10 : 1652 (1872) ; 11 : 16 (1860), 133 (1945), 73 (1957) ; 13 : 147 (1921), 45 (1951), 49 (1966) ; 15-17 : 178 (1923), 68 (1977) ; 19 : 628 (1870) ; 24 : 726 (1870), 2114 (1900) ; 24-26b : 13 (1968) ; 24 : 726 (1870) ; 26 : 2114 (1900) ; 26-28 : 519 (1866) ; 27 : 72 (1959) ; 32 : 920 (1870), 483 (1929), 157 (1958), 224 (1990) ; 36-48 : 29, 76 (1971) ; 36-38 : 561 (1867) ; 36 : 165 (1937) ; 38 : 308 (1925) ; 40 : 642 (1896), 123 (1946) ; 42 : 1910 (1873), 322 (1910), 80 (1921) ; 44 : 727 (1870), 135 (1895), 861 (1897) ; 46 : 6685 (1880), 35 (1919), 83 (1920) ; 48 : 6744 (1880), 16 (1969) ; 51 : 3 (1961) ; 52 : 1423 (1871) ; 53 : 3392 (1866), 226 (1925) ; 54 : 1552 (1887) ; 56 : 3347 (1875) ; 52-56 : 98 (1947), 34 (1967) ; 58 : 136 (1935), 12 (1974) ; 60 : 119 (1863), 144 (1959) ; 62 : 150 (1862), 409 (1912) ; 66 : 68 (1860), 52 (1948) ; 68 : 30 (1859), 86 (1913), 33 (1930) ; 78 : 509 (1866), 230 (1926), 115 (1941) ; 87 : 1822 (1888), 107 (1961) ; 98 : 56 (1929) ; 110-114 : 129 (1981) ; 111 : 18 (1963) ; 115 : 2305 (1900), 1 (1934), 228 (1938), 142 (1951) ; 116 : 94 (1955) ; 117 : 340 (1905), 202 (1931) ; 118-120 : 1717 (1954) ; 123 : 73 (1963) ; 125 : 79 (1967) ; 131 : 44 (1966) ; 132-134 : 54 (1965) ; 136-138 : 140 (1963) ; 137 : 234 (1904), 17 (1958) ; 140-144 : 61 (1965) ; 141 : 20 (1859), 106 (1948) ; 145 : 239 (1904), 45 (1966) ; 146-150 : 127 (1962), 79 (1963) ; 162-164 : 1320 (1886), 51 (1957) : 164a : 2300 (1874), 16 (1954) ; 168-170 : 609 (1969), 321 (1905) ; 181 : 1958 (1888), 202 (1908), 19 (1954) ; 185 : 2914 (1858), 35 (1947) ; 190 : 1859 (1889), 5 (1950) ; 197 : 2527 (1974), 48 (1945) ; 199 : 598 (1867), 138 (1923) ; 231 : 2325 (1874), 65 (1932) ; 236 : 424 (1896), 46 (1957) ; 244-246 : 1478 (1898) ; 245 : 1596 (1887), 459 (1927) ; 251 : 1645, 284 (1903), 249 (1933) ; 261 : 3024 (1892), 77 (1911), 119 (1961).
CHDStG.
Collection cartes postales Dexia Banque.
IRPA, B206302.
Ouvrages
BORSI, F., PORTOGHESI, P., Horta, trad. fr. J.-M. Van Der Meerschen, éd. J.-M. Collet, Braine l'Alleud, 1996, p. 405.
DE KEYSER, G., Les dossiers de l'urbanisme de Saint-Gilles, Commune de Saint-Gilles, 1996, pp. 36-40.
JACQMAIN, A., LOZE, P., Entretien sur l'architecture, Eiffel éd., 1988, pp. 65, 67, 160, 168-171.
VICTOIR, J., VANDERPERREN, J., Henri Beyaert: du classicisme à l'Art nouveau, éd. de la Dyle, Sint-Martens-Latem, 1992, pp. 215-216.
Périodiques
« Immeuble de bureaux à Bruxelles, arch. E. Verhaegen », Architecture 68, 83, 1968, pp. 156-159.
OP DE BEECK, E., « Un musée indien à Saint-Gilles (œuvre du peintre J. Robie) », Le Foklore brabançon, 162, 1964, pp. 232-251.
DONS, R. « les voies de communication à Obbrussel-Saint-Gilles jusqu'au début de 1840 », Le Folklore brabançon, 269, 1991, pp. 61-98.
DONS, R., « Les voies de communication à Obbrussel-Saint-Gilles jusqu'au début de 1840 (2e partie) », Le Folklore brabançon, 272, 1991, pp. 328-356.
« Les établissements Siemens, à Bruxelles », La Maison, 2, 1963, pp. 61-63.
