Avenue du Parc
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L'av. du Parc débute à la Barrière de Saint-Gilles et rejoint la pl. de Rochefort sur le territoire de la commune de Forest. Son nom fait référence au parc, tout proche, de Forest.
L'avenue est projetée en 1875 par Victor Besme, tracée selon l'AR du 07.11.1898, à travers les terrains d'un anc. cimetière, dont l'usage est suspendu en 1877. Cette avenue rectiligne, large de près de 20 m, est composée de deux voies carrossables de part et d'autre d'une allée centrale plantée d'arbres, où circule le tram. Sa largeur augmente à hauteur du croisement avec la r. de la Perche. Rachetant cet élargissement, une façade (voir no 30) présente trois pans.
Côté pair, un ensemble homogène de maisons bourgeoises bâties entre 1904 et 1909 s'aligne sans interruption sur des parcelles égales. La plupart des maisons sont remarquablement conservées. Le style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. à façade polychrome domine. Certaines constructions sont de schéma asymétrique comme aux nos 11 et 13, maisons jumellesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. de 1902 à r.d.ch. commercial, 26 (1906), avec beaux vitraux colorés en imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie., 33 (1905, arch. Kneipe), 36 (1910), 54 (1907), à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. ornée de tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. à carreaux de cimentCarreaux polychromes, réalisés en ciment teint dans la masse, formant un carrelage ou agencés en frise sur une façade., 56 (1906), 70 (1908), avec vitraux en baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie., 78 (1908, arch. William Defontaine). D'autres sont de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré., comme aux nos 58 et 60, un ensemble de deux maisons analogues de 1907. Certaines maisons, plus simples, la plupart situées du côté de la Barrière, perpétuent la tradition néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. et présentent des façades enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. à faux-jointsEnduit dans lequel sont tracés des sillons pour suggérer un appareil de pierre., comme aux nos 6 et 8 (1904, arch. Hubert De Kock), 7-9, immeuble à l'angle de la r. de la Perche de 1906, 10 et 12, maisons jumellesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. de 1904 à r.d.ch. commercial, 15 (1903), exhaussé d'un étage en 1927, 17 (1903), 37 (1904) et 68 (1907).
ACSG/Urb. 6 : 52 (1904) ; 7-9 : 298 (1906) ; 8 : 96 (1904) ; 10, 12 : 260 (1904) ; 11, 13 : 279 (1902) ; 14 : 66 (1905) ; 15 : 148 (1903), 474 (1927) ; 17 : 190 (1903) ; 26 : (1906) ; 33 : 95 (1905) ; 36 : 166 (1910) ; 37 : 64 (1904) ; 47 : 209 (1904) ; 51 : 268 (1926) ; 54 : 63 (1907) ; 56 : 31 (1906) ; 58 : 24 (1907) ; 60 : 25 (1907) ; 68 : 70 (1907) ; 70 : 205 (1908) ; 78 : 336 (1908).
Collection cartes postales Dexia Banque.
Archives
Ensembles urbains et architecturaux à Saint-Gilles, Service des Monuments et Sites - Commune de Saint-Gilles, s.l., 1999, p. 20.
Saint-Gilles. Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU asbl, Bruxelles, 1988, p. 58.
