Hotel Hannon
Avenue de la Jonction 1
L'élévation à front de rue comprend une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. av. Brugmann, trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sur l'angle et deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. av. de la Jonction. Façade en pierre d'Euville rehaussée de brique blanche de Silésie et de pierre bleue. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de trois niveaux, le dern. en entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. Toutes les fenêtres sont à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. ou en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., à encadrement délardéDélarder consiste à enlever l’angle d’une pièce en un chanfrein irrégulier. d'une large moulure en gorgeLa gorge est une moulure creuse de profil courbe, en portion de cercle ou d’ovale ou en demi-cœur. Le cavet est une gorge de profil en quart de cercle.. Les appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sont moulurés, ceux du r.d.ch. et de l'étage attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. forment des cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. continusUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées.. Haut soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. profilé, percé de cinq joursOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. de cave grillagés.
L'angle, traité en pierre blanche, compte trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., dont une disposée de biais. Trois fenêtres identiques aux deux 1ers niveaux. Les travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sont délimitées par des cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. verticaux moulurés. Ces nervures partent du sol, forment les meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. des trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du r.d.ch. et s'épanouissent en volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc. pour former les désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. du balcon devançant le 2e niveau ; ces désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. maintiennent des grilles aux lignes graciles en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. plat. Les nervures de l'étage montent jusqu'aux consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. de la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier.. Au dern. niveau, entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. chantournéesUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. ornés d'un bas-relief de Victor Rousseau (1865-1958) : La fileuse, allégorie du Temps. Angle sommé d'un pignon-fronton briséUn élément est dit brisé, en ogive ou ogival lorsqu’il est composé de deux arcs de cercle se rejoignant en pointe., en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., à rampantsAdjectif indiquant qu’un élément d’élévation n’est ni horizontal ni vertical. Par extension, nom donné aux éléments situés de biais d’un pignon ou d’un fronton. interrompus, chantournésUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. en doucinesMoulure de profil en S, composée d’une courbe raccordée à une contre-courbe. et terminés par des volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc..
La façade vers l'av. de la Jonction est animée par un beau jeu de volumes. En son milieu, une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. s'inscrit en fort retrait aux étages, avec retours en pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. disposés de biais. Au r.d.ch., cette travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. est devancée d'un bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. en saillie, sur assiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. incurvée, abritant un jardin d'hiverJardin d’hiver ou véranda. Largement vitré, adossé à la façade arrière d’un bâtiment, le jardin d’hiver constitue une pièce d’agrément où l’on profite l’hiver des rayons du soleil dans une atmosphère de plantes vertes. Contrairement à la serre dont il dérive, le jardin d’hiver est une pièce de vie.. La façade du bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. est un châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. curvilignes, insérant des vitraux à motifs végétaux de Raphaël Évaldre, disciple de Louis Comfort Tiffany. Son petit toit est couvert de zinc. Au-dessus du bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux., tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. de fenêtre sous une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. en chapeau de gendarme. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. au dern. niveau. Fronton-pignon de même type qu'à l'angle, couronnant cette travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. dépourvue de cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier.. À g., la travée d'accèsTravée percée de la porte d’entrée. est percée de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. non alignées. Porte à deux vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. et jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. doté d'un vitrail à motifs floraux stylisés. Son encadrement mouluré est surligné d'une forte cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. chantournéeUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. en chapeau de gendarme. Av. de la Jonction, la façade est prolongée par un mur de clôture en briques de Silésie, à soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre blanche d'Euville et pierre bleue, qui liait l'habitation aux écuries, act. démolies, situées r. Félix Delhasse. Ce mur est scandé de pilastres figurant des ombelles stylisées ; sa porte répète le schéma des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en façade et s'ouvre vers le jardin.
L'orielLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. supporte l'assiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. de la terrasse à désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. et grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage., devançant une large baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. tripartite au dern. niveau. Cette dernière est précédée de colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. sur soclesMassif surélevant un support ou une statue. de pierre profilés. Cette travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. est couronnée d'un mur-pignon chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe., bordé d'un cordonCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. mouluré. Travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de dr. percée d'une large porte à quatre vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre., surmontée d'une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. chantournéeUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. et coiffée de quatre baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en dessus de porteUne fenêtre est dite en dessus de porte lorsqu’elle surmonte une porte sans être directement en contact avec elle : la porte est séparée de la fenêtre par un petit pan de mur ou par un entablement ; porte et fenêtre possèdent chacune un encadrement propre. dans un encadrement renfoncé. Le 1er étage est éclairé d'une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. devancée d'un balcon courbe à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. ; petite baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. au dern. niveau.Tous les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. sont munis de petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. chantournéeUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe..
L'intérieur était anc. décoré de vases, luminaires et mobilier de l'artiste nancéen Émile Gallé (1848-1904), conçus spécialement pour la maison, livrés en 1904 et déclinant le thème des ombelles. Louis Majorelle complète l'ameublement en 1910. Celui-ci est act. dispersé. Intérieur constitué au r.d.ch. d'un 1er petit hall voûté, en contrebas de quelques marches, percé de deux portes : une vers les caves et l'autre, grillagée, vers le jardin. Fenêtre ovale en dessus de porteUne fenêtre est dite en dessus de porte lorsqu’elle surmonte une porte sans être directement en contact avec elle : la porte est séparée de la fenêtre par un petit pan de mur ou par un entablement ; porte et fenêtre possèdent chacune un encadrement propre., garnie d'un vitrail en verre américain à motifs de papillon stylisé. En surplombSaillie portant une partie haute en avant d’une partie basse., un hall central distribue les autres pièces : la salle à manger, le jardin d'hiverJardin d’hiver ou véranda. Largement vitré, adossé à la façade arrière d’un bâtiment, le jardin d’hiver constitue une pièce d’agrément où l’on profite l’hiver des rayons du soleil dans une atmosphère de plantes vertes. Contrairement à la serre dont il dérive, le jardin d’hiver est une pièce de vie. rond, le fumoir à l'angle du bâtiment et le salon. Son plafond, voûté, est décoré de fleurs stylisées et terminé par une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de feuilles de chêne et de glandsLes tournages disposés sur la planche de larmier d’une corniche ou formant amortissement portent le nom de la forme à laquelle ils font songer : toupie, pomme de pin, gland..
De ce hall part l'escalier tournant, en acajou. Rampe en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. plat cintré, soudé en courbes et contre-courbes enchaînées simplement, œuvre de Pierre Desmedt. La cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier. est décorée des fresques du peintre de Rouen, Paul-Albert Baudouin (1844-1931) : dans un paysage marin bordé d'oliviers et de lauriers, un jeune homme, consolé par sa muse, contemple la mer tandis que s'envolent dans le ciel de jeunes porteuses de lyre vêtues de voiles. Dans le fumoir, une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. figure des personnages allégoriques dans un paysage d'arbres fruitiers. La fresque est signée et datée « P. Baudouin 1904 ». Au sol, dans le hall central, mosaïques d'influence classique, figurant des feuilles de houx, entourées de courbes et contre-courbes et de motifs géométriques au centre ainsi que dans le jardin d'hiverJardin d’hiver ou véranda. Largement vitré, adossé à la façade arrière d’un bâtiment, le jardin d’hiver constitue une pièce d’agrément où l’on profite l’hiver des rayons du soleil dans une atmosphère de plantes vertes. Contrairement à la serre dont il dérive, le jardin d’hiver est une pièce de vie.. Les vitraux de ce dernier, restaurés en partie, figurent des végétaux ondoyants mauves et jaunes. Dans les autres pièces, parquet à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. en marqueterie, haute plintheAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite. et cheminée en marbre. 1er étage abritant trois chambres, dont deux à l'avant, une salle de bain et dressing-room muni de hauts placards et de cache-radiateur en bois. Il est éclairé par un tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. à vitrail décoré de guirlandesLa guirlande est un décor figurant un cordon de fleurs, feuilles ou fruits. de fleurs bleues, reconstitué lors de la restauration d'après les débris subsistants. Vers l'étage supérieur, escalier à rampe japonisante en bois peint, baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. cintrées éclairant la cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier., anc. pourvues de vitraux. Au 2e étage, chambres du personnel et bureau-bibliothèque à l'arrière, légèrement voûté en berceau.
Classements 18.11.1976, 29.11.1983.
Archives
Fonds Jules Brunfaut, AAM.
Ouvrages
BONNET, D., Jules Brunfaut 1852-1942, (Mémoire) Institut supérieur d'architecture de l'état La Cambre, Bruxelles, 1985, pp. 253-271.
BORSI, F., WIESER, H., Bruxelles. Capitale de l'Art Nouveau, Marc Vokaer, Bruxelles, 1992.
Bruxelles. Monuments et Sites classés, Région de Bruxelles-Capitale, Service des Monuments et des Sites, Bruxelles, 1994, pp. 123-124.
BURNIAT, P., PUTTEMANS, P., VANDENBREEDEN, J., L'Architecture moderne à Bruxelles, éd. de l'Octogone, Bruxelles et Louvain-la-Neuve, 2000, p. 158.
CELIS, M., L'Hôtel Hannon, éd. Contretype, Bruxelles, 2003.
DIERKENS-AUBRY, F., VANDENBREEDEN, J., Art Nouveau en Belgique, architectures et intérieurs, éd. Racine, Bruxelles, 1995, pp. 202-204.
MEERS, L., Promenades Art Nouveau à Bruxelles, éd. Racine, Bruxelles, 1995, pp. 70-74.
MESNIL, C., L'Art Nouveau aujourd'hui à Bruxelles, éd. J.-M. Collet, Bruxelles, 1992, pp. 50-54.
REHME, W., Die architektur der neuen freien schule, Baumgartner's Bauchhandlung, Leipzig, [1901], pl. 63.
Périodiques
« Maison rue Henri Wafelaerts (avenue Brugmann) Bruxelles, 1903, architecte J. Brunfaut », L'Émulation, 1905, pl. 26-29.
CELIS, M., « Door het oog van de naald : de Art Nouveau-woning van Edouard Hannon », M & L, 1, 1990, pp. 41-51.
AUBRY, F., « L'Hôtel Hannon, un exceptionnel ensemble de l'époque 1900 à Bruxelles », La Maison d'Hier et d'Aujourd'hui, 46, 1980, pp. 14-25.« Maison située avenue Brugmann, architecte Mr. Brunfaut », Vers L'Art, 5, 1909, pl. 28.

