Avenue Paul-Henri Spaak 2-4, la Tour du Midi vue depuis le boulevard Jamar (photo 2004).
Tour du Midi
Avenue Paul-Henri Spaak 2-4
Vaste ensemble à usage de bureaux, conçu en 1961 pour le compte de la Caisse nationale des Pensions pour Employés.
Sa construction est conduite par un groupe d'architectes et d'ingénieurs, présidé par Yvan Blomme, à qui succède, après son décès, Jean-François Petit assisté par Jean Hendrickx. Y collaborent les arch. René Aerts, Paul Ramon, Adrien Bressers, A. Van Acker, Marcel Lambrichs et Jean Van Doosselaere. L'ingénierie est l'œuvre du bureau d'étude A. Lipski.
L'ensemble se compose de trois bâtiments : une tour carrée de 150 m de haut, un petit volume d'un niveau marquant l'entrée de la tour et un bâtiment de plan polygonal, sur quatre niveaux, les deux derniers reliés à la tour par une passerelle enjambant une rue privée.
La tour s'élève sur 38 niveaux et compte trois niveaux en sous-sol. Dans un souci de rentabilité des espaces, les concepteurs se sont efforcés de limiter au minimum la surface des zones de service (ascenseurs, escaliers, vestiaires, sanitaires et archives), pour libérer un maximum de surface de bureaux. La tour a ainsi été dotée d'une unique colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. portante, un noyau central de section carrée, à charpente métallique enrobée de béton, fixé sur un radier situé à 9 m sous la voirie. Chaque niveau est posé en porte-à-faux sur ce noyau grâce à quatre poutres maîtresses préfléchies selon le système Préflex mis au point par l'ingénieur A. Lipski. Les zones de service sont concentrées dans le noyau. Ce système permet d'éviter l'usage de piliersSupport vertical de plan carré. encombrant les plateaux, dès lors complètement modulables.

Pour éviter de charger l'extrémité des plateaux, les architectes ont conçu une façade-rideauParoi extérieure non portante d’un bâtiment d’architecture moderne, le mur-rideau est généralement en grande partie ou entièrement vitré. légère, à montants saillants en acier et aluminium, cadres de polyester à double vitrage et allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. en verre émaillé de couleur foncée. En 1993, cette façade-rideauParoi extérieure non portante d’un bâtiment d’architecture moderne, le mur-rideau est généralement en grande partie ou entièrement vitré. est remplacée par les arch. Michel Jaspers, R. et H. Mahieu, qui placent un vitrage réfléchissant de style postmoderneLe style postmoderne (à partir de 1980 environ) est un courant architectural né en réaction au modernisme, remettant au goût du jour certaines formes ornementales issues de l’architecture du passé (classicisme, Art Déco, etc.)., marqué de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. horizontaux de couleur claire.
La base de la tour, revêtue de granit gris clair poli, présente sur ses façades est et ouest deux monumentales sculptures-fontaines à composition géométrique, servant à refroidir l'eau de conditionnement d'air de l'immeuble, qui s'écoule dans un vaste bassin. Elles sont l'œuvre de Jacques Moeschal et Jean-Pierre Ghysels, qui remportèrent ex æquo le concours organisé par la Caisse nationale en 1966. La sculpture de Jacques Moeschal est réalisée en acier inoxydable, celle de Jean-Pierre Ghysels en tôles de cuivre battues.

Le volume d'entrée, lui aussi recouvert de granit à l'origine, est profondément modifié en style postmoderneLe style postmoderne (à partir de 1980 environ) est un courant architectural né en réaction au modernisme, remettant au goût du jour certaines formes ornementales issues de l’architecture du passé (classicisme, Art Déco, etc.). et doté d'un vaste auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. courbe.
Le bâtiment de plan polygonal est aujourd'hui complètement rhabillé d'une structure vitrée. Il présentait à l'origine un r.d.ch. entièrement ajouré, à fins châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques. Les niveaux médians, en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb., étaient parés de plaques de granit gris clair poli et ajourés, aux extrémités, de longues baies en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau.. Le dernier niveau était aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. et en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., sous cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. largement débordante et toit plat.
Sa construction est conduite par un groupe d'architectes et d'ingénieurs, présidé par Yvan Blomme, à qui succède, après son décès, Jean-François Petit assisté par Jean Hendrickx. Y collaborent les arch. René Aerts, Paul Ramon, Adrien Bressers, A. Van Acker, Marcel Lambrichs et Jean Van Doosselaere. L'ingénierie est l'œuvre du bureau d'étude A. Lipski.
L'ensemble se compose de trois bâtiments : une tour carrée de 150 m de haut, un petit volume d'un niveau marquant l'entrée de la tour et un bâtiment de plan polygonal, sur quatre niveaux, les deux derniers reliés à la tour par une passerelle enjambant une rue privée.
La tour s'élève sur 38 niveaux et compte trois niveaux en sous-sol. Dans un souci de rentabilité des espaces, les concepteurs se sont efforcés de limiter au minimum la surface des zones de service (ascenseurs, escaliers, vestiaires, sanitaires et archives), pour libérer un maximum de surface de bureaux. La tour a ainsi été dotée d'une unique colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. portante, un noyau central de section carrée, à charpente métallique enrobée de béton, fixé sur un radier situé à 9 m sous la voirie. Chaque niveau est posé en porte-à-faux sur ce noyau grâce à quatre poutres maîtresses préfléchies selon le système Préflex mis au point par l'ingénieur A. Lipski. Les zones de service sont concentrées dans le noyau. Ce système permet d'éviter l'usage de piliersSupport vertical de plan carré. encombrant les plateaux, dès lors complètement modulables.
Pour éviter de charger l'extrémité des plateaux, les architectes ont conçu une façade-rideauParoi extérieure non portante d’un bâtiment d’architecture moderne, le mur-rideau est généralement en grande partie ou entièrement vitré. légère, à montants saillants en acier et aluminium, cadres de polyester à double vitrage et allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. en verre émaillé de couleur foncée. En 1993, cette façade-rideauParoi extérieure non portante d’un bâtiment d’architecture moderne, le mur-rideau est généralement en grande partie ou entièrement vitré. est remplacée par les arch. Michel Jaspers, R. et H. Mahieu, qui placent un vitrage réfléchissant de style postmoderneLe style postmoderne (à partir de 1980 environ) est un courant architectural né en réaction au modernisme, remettant au goût du jour certaines formes ornementales issues de l’architecture du passé (classicisme, Art Déco, etc.)., marqué de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. horizontaux de couleur claire.
La base de la tour, revêtue de granit gris clair poli, présente sur ses façades est et ouest deux monumentales sculptures-fontaines à composition géométrique, servant à refroidir l'eau de conditionnement d'air de l'immeuble, qui s'écoule dans un vaste bassin. Elles sont l'œuvre de Jacques Moeschal et Jean-Pierre Ghysels, qui remportèrent ex æquo le concours organisé par la Caisse nationale en 1966. La sculpture de Jacques Moeschal est réalisée en acier inoxydable, celle de Jean-Pierre Ghysels en tôles de cuivre battues.
Le volume d'entrée, lui aussi recouvert de granit à l'origine, est profondément modifié en style postmoderneLe style postmoderne (à partir de 1980 environ) est un courant architectural né en réaction au modernisme, remettant au goût du jour certaines formes ornementales issues de l’architecture du passé (classicisme, Art Déco, etc.). et doté d'un vaste auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. courbe.
Le bâtiment de plan polygonal est aujourd'hui complètement rhabillé d'une structure vitrée. Il présentait à l'origine un r.d.ch. entièrement ajouré, à fins châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques. Les niveaux médians, en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb., étaient parés de plaques de granit gris clair poli et ajourés, aux extrémités, de longues baies en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau.. Le dernier niveau était aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. et en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., sous cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. largement débordante et toit plat.
Archives
ACSG/Urb. 126 (1961), 178 (1993).
Collection cartes postales Dexia Banque.
IRPA, 207485B.
Ouvrages
Périodiques
ACSG/Urb. 126 (1961), 178 (1993).
Collection cartes postales Dexia Banque.
IRPA, 207485B.
Ouvrages
Robert-Jones, P., Jacques Moeschal ou la sculpture architectonique, Les carnets d'architecture contemporaine 6, CFC éd., Bruxelles, 2002, pp. 45-47.
Périodiques
« La Tour du Midi à Bruxelles, arch. R. Aerts et P. Ramon / Y. Blomme et J.F. Petit / A. Bressers et A. Van Acker / M. Lambrichs / J. Van Doosselaere », Architecture 68, 83, 1968, pp. 144-155.
« Immeuble de bureaux à Bruxelles, arch. E. Verhaegen », Architecture 68, 83, 1968, pp. 156-159.
« Une nouvelle fontaine à Bruxelles », Brabant, 3, 1968, p. 19.
« La Tour du Midi », La Maison, 1, 1967, pp. 15-23, 34-35.
NOVGORODSKY, L., « La Tour du Midi à Bruxelles. Immeuble pour bureaux de 37 étages et de 150 m de hauteur », La Technique des Travaux, 11-12, 1966, pp. 322-335.
Abréviations | Recherches et rédaction : 1997-2004.

