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Rue de Livourne
Cette notice concerne la partie de la voirie située sur Ixelles. Consulter la notice de la partie de voirie sur Bruxelles Extension Sud. Consulter la notice de la partie de voirie sur Saint-Gilles.
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Partagée entre les territoires de Saint-Gilles, de Bruxelles et d'Ixelles, la rue de Livourne relie la rue de la Bonté (sur Saint-Gilles) à la rue du Châtelain. Sur Ixelles (nos 23 à 147), cette artère parallèle à l'avenue Louise coupe à angle droit les rues Blanche, de Florence, Defacqz, Paul Émile Janson et du Bailli.
La rue est ouverte dans le cadre du Plan général d'alignement pour l'ouverture de rues et places sur le territoire compris entre l'avenue de la Cambre et les chaussées de Waterloo et de Charleroi, fixé par l'arrêté royal du 20.02.1864.
Dénommée rue Damhouder jusqu'en 1872, elle est rebaptisée rue de Livourne en séance du Conseil communal de Bruxelles du 07.06.1872.
Le bâti de la rue se compose essentiellement de maisons bourgeoises de style néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., les plus anciennes d'entre elles ayant été érigées entre 1870 et 1890. Ce bâti néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. est particulièrement bien illustré par deux enfilades, l'une allant du no 53 au no 63, l'autre allant du no 85 au no 91. Le style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. apparaît dans les années 1890, plus particulièrement dans le dernier tronçon de la rue, comme en témoigne l'enfilade allant du no 135 au no 143, agrémentée d'une maison à façade singulière dessinée par l'architecte Louis Bral (voir no 135-137). En 1912, l'architecte Octave Van Rysselberghe conçoit sa maison personnelle sur une parcelle extrêmement étroite (voir no 83) : la façade d'inspiration Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise. est marquée d'une tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. d'angle abritant la cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier..
Le caractère homogène du bâti d'origine est toutefois rompu par quelques immeubles hors gabarit, tels le no 103 (vers 1940) ou le no 105 (architecte Van Brussel, 1959). À partir de la fin des années 1950, le côté impair situé sur le territoire de Bruxelles subit des démolitions plus importantes, modifiant le visage de la rue.
Archives
ACI/TP. Historique des rues (1925).
ACI/TP 1.
ACI/Urb. 105 : 206-105.
AVB/Bulletin communal de Bruxelles, 1872.
Ouvrages
DUQUENNE, X., L'avenue Louise à Bruxelles, Xavier Duquenne éd., Bruxelles, 2007.




























