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Rue d’Edimbourg, enfilade d’immeubles homogène (côté impair) (photo 2008).Rue d’Edimbourg, enfilade d’immeubles (...)Rue d’Edimbourg, enfilade d’immeubles (côté impair) (photo 2008).Rue d’Edimbourg, enfilade d’immeubles (...)
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Rue d’Edimbourg, enfilade d’immeubles homogène (côté impair) (photo 2008).
Ixelles

Rue d'Edimbourg

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Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Cette artère rectiligne débute chaussée de Wavre et aboutit rue du Champs de Mars.

La rue compte parmi les artères créées lors de l'urbanisation progressive de l'ancien Faubourg de Namur, suite au démantèlement des fortifications de Bruxelles à la fin du XVIIIe siècle. Les ouvrages défensifs sont alors nivelés, les terrains sur lesquels ils avaient été érigés vendus et, pour la plupart, rendus à l'exploitation agricole. Les terrains situés à gauche de la chaussée de Wavre sont longtemps épargnés par l'urbanisation; à l'exception d'une villa et de deux métairies, on ne trouvait jusqu'à la guinguette La Rose Blanche que des jardins et des sablonnières.

La rue est ouverte vers 1820 dans la prolongation de la rue Francart, entre l'ancienne chaussée de Wavre et la zone de l'Esplanade, qui correspond approximativement à celle du glacis de l'ancienne enceinte. Cette zone consistait en un terrain vague situé à proximité de la porte de Namur et utilisé comme plaine des manœuvres jusqu'à ce qu'il s'urbanise, lui aussi, peu après 1850 –le terrain est alors cédé à la Ville de Bruxelles selon l'arrêté royal du 23.08.1851.

D'abord dénommée rue d'Orange puis rue Léopold, la rue s'est longtemps appelée rue du Glacis –en référence au glacis de l'ancienne fortification– avant de recevoir son appellation actuelle après la Première Guerre mondiale.

La rue se construit progressivement, à partir des environs de 1840, de sobres maisons d'habitation de style néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., principalement de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré.; seule exception, l'immeuble n°26-28 édifié dans le style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. polychrome en 1884 (voir ce numéro). Par leur similitude les façades, enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et sobres, conféraient à l'ensemble de la rue une grande unité architecturale que de nouvelles constructions (nos 18, 24 et 26 : importants immeubles de bureau érigés entre 1960 et 1977, remplaçant des maisons néoclassiques) et diverses transformations ont affectée depuis mais que trahissent encore quelques ensembles (par exemple les nos 19 à 23; voir également les nos 30 à 34).

Certaines façades font également l'objet d'un rhabillage néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. tardif (ajouts d'encadrements moulurés, clefsClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. décoratives, bossageBossage. Saillie de la face d’un bloc de pierre par rapport au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit un sur deux lorsqu’un parement présente une alternance d’assises de blocs en bossages et de blocs dont le parement reste au nu de la maçonnerie. Un bossage est dit rustique lorsque son parement est d’une taille grossière. Il est dit continu lorsqu'il se prolonge sur une assise entière. au rez-de-chaussée, balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. comme par exemple au n°29, conçu en ensemble avec le n°31) ou, plus tard, de style Beaux-Art/Art Déco (n°10: façade à l'origine de style néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., rhabillée en 1927).

Le côté impair de la rue, qui a davantage conservé sa division parcellaire, s'achève avec un vaste immeuble construit pour la Société financière de Transport et d'Entreprises industrielles, et occupant une partie de l'îlot délimité par les rues d'Edimbourg, du Champs de Mars et de Naples (n°23-25 rue du Champ de Mars–38-40 rue de Naples). Seules les façades éclectiquesStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. d'inspiration RenaissanceLe style néo-Renaissance (de 1860 à 1914 environ) puise son inspiration dans l'architecture de la Renaissance, un courant artistique né en Italie au XVe siècle qui cherchait à ressusciter l’architecture de l'Antiquité gréco-romaine. sont aujourd'hui conservées (architecte Georges Dhaeyer, 1907), l'intérieur ayant été entièrement reconstruit en 2000 (bureau d'architecture ASSAR).

La rue d'Edimbourg accueillit également le premier bourgmestre d'Ixelles, Hippolyte Legrand, qui y achète, en 1827, deux terrains sur lesquels il fait bâtir deux immeubles: l'un situé à l'ancien n°22, actuellement démoli, l'autre au n°27 qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1858 (voir ce numéro).

Archives
ACI/TP Historique des rues (1925).
ACI/Urb. 10: 105-10; 17: 105-17; 18: 105-18; 20-22: 105-20-22; 24-26: 105-24-26; 36-44: 105-36-44.
ACI/Urb. 23-25 rue du Champs de Mars: 62-25; 236-38.

Ouvrages
DELABY, E., «La rue du Bourgmestre et les avatars d'un vieux chemin de campagne», Mémoire d'Ixelles, 16, 1984, s.p.
GONTHIER, A., Histoire d'Ixelles, Le Folklore Brabançon éd., Impr. De Smedt, Bruxelles, 1960, pp.116-124, 138-147.
LE ROY, P., Monographie de la commune d'Ixelles, Imprimerie Générale, Bruxelles, 1885, pp.201-203.
«Répertoire des voies publiques d'Ixelles en 1991», Mémoire d'Ixelles, 46-47, 1992, p.20.
WAUTERS, A., Histoire des environs de Bruxelles, ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette ville [1855], éd. Culture et Civilisation, Bruxelles, 1973.

Cartes / plans
Atlas des communications vicinales de la commune d'Ixelles, 1841.
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Abréviations | Recherches et rédaction : 2007-2009.
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