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Rue Wéry, côté pair vu depuis la rue Gray (photo 2010).
Rue Wéry
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Cette rue relie l'avenue de la Couronne à la rue Gray selon un tracé rectiligne. Elle accuse une forte déclivité. Elle croise la rue Kerckx et la rue Clémentine y aboutit. Son tracé est prolongé par la rue de la Levure.
La rue Wéry est créée dans le cadre du Plan d'ensemble des voies à ouvrir entre la chaussée d'Ixelles, la chaussée de Wavre, le chemin de fer de Luxembourg et la rue Gray approuvé par arrêté royal le 20.02.1861. Son alignement est modifié le 15.06.1885 à la suite de la création de la rue Kerckx.
Elle rend hommage à Nicolas-Lambert Wéry (1784-1867), violoniste et compositeur né à Huy, qui devint professeur de violon au Conservatoire royal de musique de Bruxelles lors de sa création en 1832.
La rue se bâtit en plusieurs phases. D'abord le tronçon, côté pair, compris entre la rue Gray et la rue Kerckx (1873-1877) se bâtit de maisons bourgeoises de style néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. (ou asymétrique sur les parcelles plus modestes) –telles que les nos78, 84 et 94 (voir ces numéros)– dont la plupart ont été modifiées (surhaussements, parementsRevêtement de la face extérieure d’un mur., menuiseriesÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC., etc.).
Une grande partie du reste de la rue est construite avant 1895 de maisons de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. à deux ou trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sur deux ou trois niveaux qui ont également été fortement modifiées. Avant 1900, seul le tronçon, côté pair, compris entre la rue Clémentine et la rue Kerckx ainsi que quelques autres petites parcelles sont encore libres. Ainsi, en 1897, Armand Popelin tire parti de l'étroitesse d'une parcelle en développant en hauteur une maison d'inspiration néogothiqueLe style néogothique (à partir de 1860 environ) est une tendance architecturale mettant à l’honneur les formes ogivales et verticales issues du moyen-âge gothique. Le style néo-Tudor s’inspire plus particulièrement du style gothique teinté de Renaissance qui fleurit en Angleterre sous le règne des Tudors. (voir n°41).
Le dernier tronçon sera bâti entre 1904 et 1915 de maisons sans grand intérêt architectural. Notons néanmoins la présence au n°46 d'un immeuble de rapport de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. (architecte P. Debraux, 1912).
Seul exemple d'architecture industrielle de la rue, l'atelier de lithographie Van Eeckhoudt au n°9-11 (voir nos9-11 et 13).
On constate plusieurs démolitions/reconstructions d'immeubles à appartements aux abords de l'avenue de la Couronne.
La rue Wéry est créée dans le cadre du Plan d'ensemble des voies à ouvrir entre la chaussée d'Ixelles, la chaussée de Wavre, le chemin de fer de Luxembourg et la rue Gray approuvé par arrêté royal le 20.02.1861. Son alignement est modifié le 15.06.1885 à la suite de la création de la rue Kerckx.
Elle rend hommage à Nicolas-Lambert Wéry (1784-1867), violoniste et compositeur né à Huy, qui devint professeur de violon au Conservatoire royal de musique de Bruxelles lors de sa création en 1832.
La rue se bâtit en plusieurs phases. D'abord le tronçon, côté pair, compris entre la rue Gray et la rue Kerckx (1873-1877) se bâtit de maisons bourgeoises de style néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. (ou asymétrique sur les parcelles plus modestes) –telles que les nos78, 84 et 94 (voir ces numéros)– dont la plupart ont été modifiées (surhaussements, parementsRevêtement de la face extérieure d’un mur., menuiseriesÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC., etc.).
Une grande partie du reste de la rue est construite avant 1895 de maisons de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. à deux ou trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sur deux ou trois niveaux qui ont également été fortement modifiées. Avant 1900, seul le tronçon, côté pair, compris entre la rue Clémentine et la rue Kerckx ainsi que quelques autres petites parcelles sont encore libres. Ainsi, en 1897, Armand Popelin tire parti de l'étroitesse d'une parcelle en développant en hauteur une maison d'inspiration néogothiqueLe style néogothique (à partir de 1860 environ) est une tendance architecturale mettant à l’honneur les formes ogivales et verticales issues du moyen-âge gothique. Le style néo-Tudor s’inspire plus particulièrement du style gothique teinté de Renaissance qui fleurit en Angleterre sous le règne des Tudors. (voir n°41).
Le dernier tronçon sera bâti entre 1904 et 1915 de maisons sans grand intérêt architectural. Notons néanmoins la présence au n°46 d'un immeuble de rapport de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. (architecte P. Debraux, 1912).
Seul exemple d'architecture industrielle de la rue, l'atelier de lithographie Van Eeckhoudt au n°9-11 (voir nos9-11 et 13).
On constate plusieurs démolitions/reconstructions d'immeubles à appartements aux abords de l'avenue de la Couronne.
Archives
ACI/TP Historique des rues (1925).
ACI/TP 319.
ACI/Urb. 46: 319-46.
Ouvrages
HAINAUT, M., «Une rue d'Ixelles porte leur nom», Mémoire d'Ixelles, 29, 1988, p.46.
Ixelles, Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU, Bruxelles, 1990, pp.93-98.
LE ROY, P., Monographie de la commune d'Ixelles, Imprimerie Générale, Bruxelles, 1885, pp.260-263.
Abréviations | Recherches et rédaction : 2009-2011.































