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Rue Van Aa
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
Cette artère est perpendiculaire à l’axe des rues du Conseil et Jean Van Volsem qu’elle relie. Elle mène à la rue Cans et croise les rues du Viaduc et de la Cité.
La première partie de la rue (jusqu'à la rue du Viaduc) faisait partie des voiries aménagées à l'initiative de Madame Veuve Cans, propriétaire des terrains situés entre la rue du Viaduc et la rue de la Tulipe. L'autorisation d'aménagement est délivrée le 26.07.1844 et sanctionnée peu après par l'arrêté royal du 04.11.1844 approuvant le Plan d'ensemble des rues du Collège, Sans Souci, de la Tulipe, de Venise et du Viaduc.
Trois ans plus tard, la rue est prolongée jusqu’à la rue de la Cité par arrêté royal du 18.12.1847. Elle parcourt alors les terrains de la famille Gomand dont elle porte le nom pendant un temps. Son dernier prolongement a lieu à la demande de Jean Van Volsem, soucieux de désenclaver son abattoir, et est ratifié par l’arrêté royal du 25.09.1850. La rue débouche alors dans la rue Jean Van Volsem nouvellement aménagée (en vertu du même arrêté royal). Ce nouveau tronçon franchit les terrains de l’hospice Van Aa. Les plans municipaux (1873) portant sur son prolongement jusqu’à la rue Malibran ne seront jamais mis à exécution.![]()
Cette artère est appelée rue Van Aa en hommage à Jean Van Aa, bourgeois de Bruxelles et fondateur de l’hôtel-Dieu homonyme (fin du XVe siècle) situé dans l’actuelle rue de Vergnies (voir cette rue).
Les plus anciennes demandes de permis de bâtir conservées datent de 1853.
Le bâti relativement homogène est dominé par une architecture néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps.. Il se compose de maisons de maître et de grandes maisons ouvrières à trois niveaux et deux ou trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Nombre de ces maisons ont cependant subi des transformations depuis (pose d’un nouvel enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. ou d’un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. et/ou ajout d’un étage).
À l’origine, elles hébergeaient de petits indépendants comme des menuisiers, des marchands de charbon, des peintres en bâtiment, etc. et étaient doublées d’un (petit) atelier situé en fond de parcelle (comme au no83, brasserie Vandenhemel, 1886 ou no99, atelier voûté, architecte J. Dierickx, 1908). Les rez-de-chaussée étaient aménagés en magasins (no27, devanture modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé., 1940). Le no93 est même doté d’un passage permettant d’accéder aux petites maisons des nos93a, 93b et 93c situées en retrait.![]()
Les nos29-53 et 38-62 faisaient partie de la cité Gomand, l’une des premières cités ouvrières de la région bruxelloise. Plus loin se dressent des maisons similaires, dont le no59 particulièrement bien conservé.
La partie terminale de la rue est flanquée de maisons plus richement ornementées, notamment au niveau des encadrements de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. (voir nos65-77 et 87-95).
Les deux bâtiments d’angle au bout de la rue (voir no105), à l’origine identiques, donnaient la réplique aux pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. d’entrée de l’abattoir. En 1993, celui du côté pair (no114) ainsi que le no112 attenant ont été transformés et rénovés par le bureau d’architectes AtlanteStatue masculine jouant le rôle d’une colonne ou d’une console et portant une corniche, un entablement, un chapiteau ou un balcon. sprl.
ACI/Urb. 27: 296-27; 40: 296-40; 83: 296-83; 93: 296-93; 99: 296-99; 112: 296-112; 114: 296-114.
ACI/TP 296
ACI/TP Historique des rues (1925).
Ouvrages
GUILLAUME, A., MEGANCK, M. et al., Atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles:15 Ixelles, Bruxelles, 2005.


























