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Rue Marie-Henriette
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Cette artère, qui accuse une forte déclivité, relie la rue Malibran à la rue Gray en croisant la rue Kerckx. Elle prolonge la rue Sans Souci et est elle-même prolongée par la rue du Serpentin. La rue Clémentine y débute.
La rue Marie-Henriette fait partie du Plan d'ensemble des voies à ouvrir entre la chaussée d'Ixelles, la chaussée de Wavre, le chemin de fer de Luxembourg et la rue Gray approuvé par arrêté royal le 20.02.1861.
Elle est dédiée à Marie-Henriette, archiduchesse d'Autriche, qui devint la deuxième reine des Belges en épousant Léopold II le 22.08.1853. Elle décéda à Spa en 1902.
La rue se bâtit entre 1870 et 1913. Avant 1900, il s'agit pour la plupart de maisons modestes de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé. sur deux niveaux. Ces maisons ont subi depuis de nombreuses transformations (ajout d'un niveau, remplacement du parementRevêtement de la face extérieure d’un mur., de la menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC., de la ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux., etc.). Également fortement modifiées, les maisons les plus anciennes (situées côté impair, entre les nos1 et 25) offrent un gabarit plus imposant. Parmi celles-ci se trouvent au n°25 la maison et l'atelier du facteur de claviers pour piano Singelée, construits en 1876. L'autre extrémité de la rue est, quant à elle, dévolue à un habitat ouvrier très modeste comme aux nos82 à 96 (1892-1893), construits avec l'aide du Comité de patronage d'Etterbeek, Ixelles, Saint-Josse-ten-Noode et Schaerbeek. Les comités de patronage ont été créés dans le cadre de la loi de 1889 sur le logement ouvrier. Cette loi avait pour but de pallier aux carences des communes dans ce domaine. Ainsi les comités de patronage fournissent un «certificat d'ouvrier» aux candidats acquéreurs qui obtiennent dès lors un prêt avantageux auprès de la Caisse Général d'Épargne et de Retraite. Ce certificat servait également de garantie auprès de la commune.
Autres témoignages de la présence de la classe ouvrière: l'existence de plusieurs ateliers en fond de parcelle aux nos52, 78 et 83.
Après 1900, les rares parcelles restées vides sont bâties de maisons de rapport de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. comme au n°69 de 1912, et au n°73 de 1913 (voir ce numéro).
ACI/TP Historique des rues (1925).
ACI/TP 224, 306.
ACI/Urb. 25: 224-25; 82: 224-82; 84: 224-84; 94: 224-94.
Ouvrages
GONTHIER, A., Histoire d'Ixelles, Le Folklore Brabançon, Impr. De Smedt, Bruxelles, 1960, p.216.
Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles-Ixelles, AAM, Bruxelles, 1980-1982, fiches nos2, 82 et 109.
Ixelles, Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU, Bruxelles, 1990, pp.93-98.
LE ROY, P., Monographie de la commune d'Ixelles, Imprimerie Générale, Bruxelles, 1885, pp.260-263.
Périodiques
HAINAUT, M., «Une rue d'Ixelles porte leur nom», Mémoire d'Ixelles, 29, 1988, p.23.




























