Zoom
Rue Malibran, vue depuis la place E. Flagey vers la rue du Trône, vers 1900 (Collection Dexia Banque).
Rue Malibran
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
Cette rue en forte pente relie, selon un tracé rectiligne, le croisement formé par la rue de Vergnies et la place Eugène Flagey à la place Raymond Blyckaerts.
Son aménagement fait partie du Plan d'ensemble des voies publiques entre la chaussée de Wavre, la rue Gray et le chemin de fer du Luxembourg, sanctionné par l'arrêté royal du 21.02.1861, et sera encore légèrement modifié par arrêté royal du 11.05.1864.
Les énormes quantités de terre déblayées lors de cet aménagement et celui des parcelles riveraines sont utilisées pour assécher le Grand Étang qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle place Eugène Flagey.
Son nom rend hommage à la célèbre cantatrice d'origine franco-espagnole Maria Malibran (Paris, 1808–Manchester, 1836). Après sa mort, la maison de campagne de son époux, Charles de Bériot, est baptisée Pavillon Malibran et abritera à partir de 1849 la maison communale d'Ixelles (voir chaussée d'Ixelles n°168).

Les plus anciennes demandes de permis de bâtir conservées datent des années 1870. Le bâti, à l'origine homogène, se composait de maisons bourgeoises de style néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., la plupart de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré.. À partir des années 1900-1910, ces maisons sont achetées par des commerçants et petits indépendants qui transforment le rez-de-chaussée en magasin et vivent aux étages (au no65-67, sobre devanture commerciale datant de 1913). La physionomie actuelle de la rue est le fruit de multiples transformations (modernisation des devantures commerciales, nouveaux parementsRevêtement de la face extérieure d’un mur., ajout d'un étage, etc.) qui ont fini par défigurer le bâti. Rares sont les maisons qui ont préservé leur belle devanture d'antan, comme le no114 (devanture de style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. haute en couleur, 1934) et les nos96 et 100 (devantures de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. datant respectivement de 1938 et 1934).

Au no39 se dressait autrefois l'Institut de la Charité maternelle. Cette ancienne maternité transformée ultérieurement en hôpital a été démolie en 2009, à l'exception de sa façade latérale de style néogothiqueLe style néogothique (à partir de 1860 environ) est une tendance architecturale mettant à l’honneur les formes ogivales et verticales issues du moyen-âge gothique. Le style néo-Tudor s’inspire plus particulièrement du style gothique teinté de Renaissance qui fleurit en Angleterre sous le règne des Tudors. donnant vers la Petite rue Malibran et dessinée en 1903 par les architectes Struyven et Dankelman. Le no49-51 est un autre exemple de cette banalisation. Aujourd'hui, il héberge le siège d'une mutuelle, mais à l'origine il s'agissait d'une belle maison d'habitation néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. doublée d'un atelier abritant la ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. d'art S.Francken (ultérieurement S.Francken & Lefèvre) construite en 1884 et doublée d'une aile transversale en 1906. Après avoir été pendant des années laissée à l'abandon, elle fut finalement rénovée en 1985.
Le côté pair débute par un grand immeuble à appartements (rue de Vergnies 42-44 – rue Malibran 4-6-8-10-12-14-14a) dont la physionomie et les matériaux mis en œuvre se recoupent avec ceux du bâti homogène de la place Eugène. Flagey (voir cette place). Il s'agit d'un bâtiment Amelinckx, conçu en 1964 par l'architecte E. Brioen.
Son aménagement fait partie du Plan d'ensemble des voies publiques entre la chaussée de Wavre, la rue Gray et le chemin de fer du Luxembourg, sanctionné par l'arrêté royal du 21.02.1861, et sera encore légèrement modifié par arrêté royal du 11.05.1864.
Les énormes quantités de terre déblayées lors de cet aménagement et celui des parcelles riveraines sont utilisées pour assécher le Grand Étang qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle place Eugène Flagey.
Son nom rend hommage à la célèbre cantatrice d'origine franco-espagnole Maria Malibran (Paris, 1808–Manchester, 1836). Après sa mort, la maison de campagne de son époux, Charles de Bériot, est baptisée Pavillon Malibran et abritera à partir de 1849 la maison communale d'Ixelles (voir chaussée d'Ixelles n°168).
Les plus anciennes demandes de permis de bâtir conservées datent des années 1870. Le bâti, à l'origine homogène, se composait de maisons bourgeoises de style néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., la plupart de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré.. À partir des années 1900-1910, ces maisons sont achetées par des commerçants et petits indépendants qui transforment le rez-de-chaussée en magasin et vivent aux étages (au no65-67, sobre devanture commerciale datant de 1913). La physionomie actuelle de la rue est le fruit de multiples transformations (modernisation des devantures commerciales, nouveaux parementsRevêtement de la face extérieure d’un mur., ajout d'un étage, etc.) qui ont fini par défigurer le bâti. Rares sont les maisons qui ont préservé leur belle devanture d'antan, comme le no114 (devanture de style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. haute en couleur, 1934) et les nos96 et 100 (devantures de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. datant respectivement de 1938 et 1934).
Au no39 se dressait autrefois l'Institut de la Charité maternelle. Cette ancienne maternité transformée ultérieurement en hôpital a été démolie en 2009, à l'exception de sa façade latérale de style néogothiqueLe style néogothique (à partir de 1860 environ) est une tendance architecturale mettant à l’honneur les formes ogivales et verticales issues du moyen-âge gothique. Le style néo-Tudor s’inspire plus particulièrement du style gothique teinté de Renaissance qui fleurit en Angleterre sous le règne des Tudors. donnant vers la Petite rue Malibran et dessinée en 1903 par les architectes Struyven et Dankelman. Le no49-51 est un autre exemple de cette banalisation. Aujourd'hui, il héberge le siège d'une mutuelle, mais à l'origine il s'agissait d'une belle maison d'habitation néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. doublée d'un atelier abritant la ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. d'art S.Francken (ultérieurement S.Francken & Lefèvre) construite en 1884 et doublée d'une aile transversale en 1906. Après avoir été pendant des années laissée à l'abandon, elle fut finalement rénovée en 1985.
Le côté pair débute par un grand immeuble à appartements (rue de Vergnies 42-44 – rue Malibran 4-6-8-10-12-14-14a) dont la physionomie et les matériaux mis en œuvre se recoupent avec ceux du bâti homogène de la place Eugène. Flagey (voir cette place). Il s'agit d'un bâtiment Amelinckx, conçu en 1964 par l'architecte E. Brioen.
Archives
ACI/Urb. 4-14a: 221-2-4-6, 221-2-14; 39: 221-39, 221-39-41; 49-51: 221-49, 221-47-49, 221-51; 65-67: 221-65-67; 96: 221-96; 100: 221-100; 114: 221-114.
ACI/TP 221.
ACI/TP Historique des rues (1925).
Ouvrages
GUILLAUME, A., MEGANCK, M., et al., Atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles:15 Ixelles, Bruxelles, 2005.
No49-51: Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles. Ixelles, AAM, Bruxelles, 1980-82, fiche 78.
ACI/Urb. 4-14a: 221-2-4-6, 221-2-14; 39: 221-39, 221-39-41; 49-51: 221-49, 221-47-49, 221-51; 65-67: 221-65-67; 96: 221-96; 100: 221-100; 114: 221-114.
ACI/TP 221.
ACI/TP Historique des rues (1925).
Ouvrages
GUILLAUME, A., MEGANCK, M., et al., Atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles:15 Ixelles, Bruxelles, 2005.
No49-51: Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles. Ixelles, AAM, Bruxelles, 1980-82, fiche 78.
Abréviations | Recherches et rédaction : 2009-2011.





























