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Rue Jean-Baptiste Meunier
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La rue Jean-Baptiste Meunier relie l'avenue Georges Brugmann à la rue Franz Merjay.
Elle doit son nom à l'artiste graveur Jean-Baptiste Meunier (1821-1900), le frère du sculpteur Constantin Meunier. Élève de Camalatta et de Vanderhaert, il réalisa de nombreux portraits de personnalités bruxelloises et fut chargé officiellement de reproduire plusieurs œuvres de la GalerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. des Offices de Florence. Il fut longtemps professeur de dessin à l'Athénée royal de Bruxelles ainsi qu'à l'école des Arts Industriels et Décoratifs d'Ixelles. Plusieurs de ses œuvres sont conservées aux Musées d'Anvers, de Bruxelles et d'Ixelles.
La rue est tracée dans le cadre du Plan général d'alignement et d'expropriation par zones du quartier Berkendael, dressé par le géomètre César Boon et fixé par l'arrêté royal du 12.07.1902. Si la création proprement dite de ce quartier, zone triangulaire comprise entre la chaussée de Waterloo, l'avenue Brugmann et l'avenue Molière, fut lancée à la fin du XIXe siècle à l'initiative du banquier Georges Brugmann (1829-1900), il faut attendre le début du XXe siècle pour que cette vaste entreprise urbanistique se concrétise tout d'abord par la signature des conventions entre les communes d'Ixelles, de Forest et d'Uccle d'une part, et Georges Brugmann de l'autre. Le plan du quartier sera par la suite légèrement modifié par les arrêtés royaux des 02.05 et 31.05.1904.
La première vague de construction s'étend précisément de 1906 à 1916. Du côté impair sont principalement érigés, durant cette période, des maisons de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. ; mentionnons, par exemple, l'ensemble des nos 13, 15 et 17, conçu en 1909 par l'entrepreneur A. Dupont. Le côté pair présente plusieurs élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. de qualité, conçues par des architectes de renom.
Durant la deuxième vague de construction, de 1921 à 1935, plusieurs styles cohabitent et notamment le style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. qui se perpétue pour les maisons unifamiliales (voir notamment le no 22 des architectes G. Martin et G. Dufas) ou le style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. teinté d'Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. comme au no 40, une maison conçue par l'architecte Georges Doyen en 1935. La typologie des immeubles à appartements qui apparaît à cette époque fait quelques emprunts au style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., comme au no 42-42a de l'architecte François Simons (voir ce numéro). Dans cette même typologie, le style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. est bien représenté au no 26 de l'architecte F. Van Meulecom (voir ce numéro) de même que le style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé., choisi au no 44, de l'architecte Alexis Dumont (voir ce numéro).
Deux bâtiments plus tardifs rompent l'unité d'ensemble de la rue par leur style : le vaste immeuble à appartements au no 8-10 (1947, architecte L. Smets) et celui, plus modeste, au no 4 (1962).
ACI/TP Historique des rues (1925) ; ACI/TP Convention Berkendael (plan dressé par le géomètre expert C. Boon, Ixelles, 20 septembre 1898).
ACI/Urb. 4 : 173-4 ; 8-10 : 173-8-10 ; 13 à 17 : 173-13-15-17 ; 40 : 173-40.
Ouvrages
Ixelles, Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU, Bruxelles, 1990.
PIRON, P., Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècles, éd. Art in Belgium, Lasne, 2003, p. 170.
Périodiques
BRAGARD, R., « Trois œuvres de l'architecte François Van Meulecom », La Technique des Travaux, 8, 1926, pp. 321, 322, 368.





























