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Avenue Louise 22, 24 et 26 (photo 2009).
Avenue Louise
Cette notice concerne la partie de la voirie située sur Ixelles. Consulter la notice de la partie de voirie sur Bruxelles Extension Sud. Consulter la notice de la partie de voirie sur Saint-Gilles.
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
Reliant la Porte Louise au bois de La Cambre, l'avenue relève du territoire de Bruxelles, à l'exception de sa partie dénommée «goulet Louise», qui dépend de Saint-Gilles et d'Ixelles (nos24 à 52), le territoire de Bruxelles étant à cet endroit limité à la voirie.
L'avenue s'inscrit dans le développement du Quartier Louise. En 1839, Jean-Philippe De Joncker et Jean-Baptiste Jourdan, deux promoteurs immobiliers, reçoivent l'autorisation d'établir un nouveau quartier sur les territoires d'Ixelles et de Saint-Gilles et d'ouvrir une nouvelle porte de ville. C'est l'actuel «goulet», accompagné sur Saint-Gilles d'un petit damier de six îlots orthogonaux (rues De Joncker, Jourdan et Jean Stas). Ce plan, remanié par l'inspecteur des faubourgs Charles Vanderstraeten, est ratifié par l'arrêté royal du 31.08.1840. À partir de cette réalisation, l'idée d'une avenue reliant la ville au bois de La Cambre se fait tout naturellement, via le goulet. Dès 1844, ces mêmes promoteurs présentent des plans pour une avenue monumentale. La concession leur est accordée en 1851. Alors que le goulet et les rues adjacentes se construisent rapidement, les travaux de l'avenue elle-même traînent tellement que le gouvernement déchoit les promoteurs, en 1856, de leur concession. Malgré des discussions et d'autres projets présentés pour la nouvelle avenue, c'est finalement le projet de De Joncker, revu par l'ingénieur Maximilien Carez, qui est définitivement adopté par l'arrêté royal du 11.01.1859, à charge de la Ville de Bruxelles de le réaliser.

Le nom de l'avenue rend hommage aussi bien à la première reine des Belges, Louise-Marie (1812-1850) qu'à la princesse Louise (1858-1924), fille de Léopold II (1835-1909. Cette appellation remonte à la construction du goulet vers 1840, quelques années après le mariage royal (1832). Durant les négociations pour le prolongement de l'avenue vers le bois naquit la princesse Louise (1858).
Par la loi du 21.04.1864, la nouvelle avenue est incorporée au territoire de Bruxelles-Ville, de même que le bois de la Cambre et des territoires annexes sur une largeur variant entre 40 et 100mètres. (Pour plus d'informations, se référer à l'Inventaire de Bruxelles-Extension Sud, PDF Avenue Louise).

Sur le territoire d'Ixelles, les premiers bâtiments apparaissent vers 1840, avec une phase de construction particulièrement intense dans les années 1870. Il s'agit principalement de maisons bourgeoises et d'hôtels de maître relevant du néoclassicismeLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. et de deux ou trois niveaux. À partir des années 1930, ils sont transformés en magasins, et régulièrement rénovés. C'est le cas, par exemple, des nos22, 24 et 26, un ensemble symétrique de trois maisons bourgeoises de 1871 (selon De Keyser, G., 1996), aux façades en pierre blanche rehaussées de pierre bleue, avec travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale exaltée par un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., fortement transformées aux deux premiers niveaux. Aux nos28, 30, ensemble de deux maisons bourgeoises avec façades en pierre blanche rehaussées par les encadrements des fenêtres en pierre bleue, du dernier quart du XIXe siècle. La façade du n°28 fut recimentée plus tard.
L'avenue s'inscrit dans le développement du Quartier Louise. En 1839, Jean-Philippe De Joncker et Jean-Baptiste Jourdan, deux promoteurs immobiliers, reçoivent l'autorisation d'établir un nouveau quartier sur les territoires d'Ixelles et de Saint-Gilles et d'ouvrir une nouvelle porte de ville. C'est l'actuel «goulet», accompagné sur Saint-Gilles d'un petit damier de six îlots orthogonaux (rues De Joncker, Jourdan et Jean Stas). Ce plan, remanié par l'inspecteur des faubourgs Charles Vanderstraeten, est ratifié par l'arrêté royal du 31.08.1840. À partir de cette réalisation, l'idée d'une avenue reliant la ville au bois de La Cambre se fait tout naturellement, via le goulet. Dès 1844, ces mêmes promoteurs présentent des plans pour une avenue monumentale. La concession leur est accordée en 1851. Alors que le goulet et les rues adjacentes se construisent rapidement, les travaux de l'avenue elle-même traînent tellement que le gouvernement déchoit les promoteurs, en 1856, de leur concession. Malgré des discussions et d'autres projets présentés pour la nouvelle avenue, c'est finalement le projet de De Joncker, revu par l'ingénieur Maximilien Carez, qui est définitivement adopté par l'arrêté royal du 11.01.1859, à charge de la Ville de Bruxelles de le réaliser.
Le nom de l'avenue rend hommage aussi bien à la première reine des Belges, Louise-Marie (1812-1850) qu'à la princesse Louise (1858-1924), fille de Léopold II (1835-1909. Cette appellation remonte à la construction du goulet vers 1840, quelques années après le mariage royal (1832). Durant les négociations pour le prolongement de l'avenue vers le bois naquit la princesse Louise (1858).
Par la loi du 21.04.1864, la nouvelle avenue est incorporée au territoire de Bruxelles-Ville, de même que le bois de la Cambre et des territoires annexes sur une largeur variant entre 40 et 100mètres. (Pour plus d'informations, se référer à l'Inventaire de Bruxelles-Extension Sud, PDF Avenue Louise).
Sur le territoire d'Ixelles, les premiers bâtiments apparaissent vers 1840, avec une phase de construction particulièrement intense dans les années 1870. Il s'agit principalement de maisons bourgeoises et d'hôtels de maître relevant du néoclassicismeLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. et de deux ou trois niveaux. À partir des années 1930, ils sont transformés en magasins, et régulièrement rénovés. C'est le cas, par exemple, des nos22, 24 et 26, un ensemble symétrique de trois maisons bourgeoises de 1871 (selon De Keyser, G., 1996), aux façades en pierre blanche rehaussées de pierre bleue, avec travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale exaltée par un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., fortement transformées aux deux premiers niveaux. Aux nos28, 30, ensemble de deux maisons bourgeoises avec façades en pierre blanche rehaussées par les encadrements des fenêtres en pierre bleue, du dernier quart du XIXe siècle. La façade du n°28 fut recimentée plus tard.
Le n°48-48A était un ancien hôtel de maître, de composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. de cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., remontant au dernier quart du XIXe siècle et caractérisé par des encadrements de fenêtres en pierre bleue, moulurés et à crossettesRessauts décoratifs situés aux angles d’un élément tel qu’un encadrement., une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. et d'imposants entablementsCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à guirlandesLa guirlande est un décor figurant un cordon de fleurs, feuilles ou fruits. et frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. courbe. Ses deux premiers niveaux furent endommagés par l'extension du magasin (suppression du balcon continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., etc.). Au n°48B-50-50A-50B, un sobre hôtel de maître de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., remonte au dernier quart du XIXe siècle et se caractérise par des encadrements de fenêtres moulurés à crossettesRessauts décoratifs situés aux angles d’un élément tel qu’un encadrement. et des entablementsCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.; ses deux premiers niveaux furent également transformés par l'extension de l'espace de vente. Enfin, à l'angle de l'avenue avec la place Stéphanie, au n°52, un large immeuble de rapport de style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs., est conçu par l'architecte Achille Michel, en 1934, par ailleurs auteur du bâtiment sur l'angle opposé (se référer à l'Inventaire de Saint-Gilles, avenue Louise n°49).
Archives
ACI/Urb. 22: 214-22-22°; 24: 214-20; 26: 214-26; 48A-50-50A-50B: 214-48-50; 52: 214-52.
ASG/Urb. 20 à 24: 1404-20 à 24.
ACI/TP 214.
ACI/TP Historique des rues (1925).
Abréviations | Recherches et rédaction : 2007-2009.


























