Rue des Aduatiques, enfilade côté impair (photo 1993).
Rue des Aduatiques
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Un nouveau quartier est créé dans le voisinage de la porte de Tervueren de 1896 à 1899. Ainsi, prenant naissance dans l'av. de Tervueren, au sq. Princesse J. de Mérode, la r. des Aduatiques rejoint suivant un tracé courbe le bd Saint-Michel.
Le ler tronçon, qui reliait l'av. de Tervueren à la ch. Saint-Pierre, date de 1896 et fait partie du plan d'ensemble de l'av. de Tervueren.
L'autre partie fut tracée au début du XXe s. (il s'y trouve douze maisons en 1906).
La 1re maison construite dans la rue (1897) est le no 22, dont la façade a malheureusement été défigurée par un r.d.ch. commercial et un revêtement de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante.. Elle appartient à Félix Torrekens, qui fera encore construire les nos 24 à 32 de 1898 à 1907. Elles forment un ensemble de maisons d'esprit néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. construites selon un schéma répétitif de deux ou trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et deux niveaux sur caves hautesSous-sol à demi enterré, surélevant le rez-de-chaussée..
La lre phase de construction (jusqu'en 1914) voit par ailleurs l'érection de maisons bourgeoises, de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. ou Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte.. On épinglera trois ensembles importants formés par les nos 13 à 27, 34 à 46 et 111 à 117.
Plusieurs maisons mélangeant des influences des styles Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. et Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. sont construites dans les années 1920-1930. On remarquera notamment le no 29 (maison datée de «1924 » et signée par l'arch. J. J. VAN DEN ENG ; façade cimentéeEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. et peinte sur quatre niveaux, présentant aux étages cantonnés de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. deux bow-windowsDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. superposés) ainsi que le no 59, construit en 1933 par l'arch. MARCHAL, de Charleroi.
À remarquer encore le rôle important joué par l'arch. Eugène A. LINSSEN, qui ne construira pas moins de treize maisons dans cette rue, les deux premiers dont sa maison personnelle en 1912 (Nos 25, 27) et les suivantes dans les années 1920. La majorité ont été érigées en style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte., à l'exception des nos 94 à 102, deux immeubles à appartements et trois maisons unifamiliales conçues pour les entrepreneurs E. FRANÇOIS & FILS, légèrement influencés par l'Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs., ainsi que sa 2e maison personnelle, au no 56a, construite en style néo-baroqueLe style néo-baroque (de 1860 à 1914 environ) se réfère à l’art baroque (XVIIe et 1er quart du XVIIIe siècle) et en reprend certains éléments décoratifs : pignon à volutes, pilastres colossaux, décor emprunt d’une certaine vigueur et d’un fort relief (bossages, harpes, encadrements en saillie). flamand.
Le ler tronçon, qui reliait l'av. de Tervueren à la ch. Saint-Pierre, date de 1896 et fait partie du plan d'ensemble de l'av. de Tervueren.
L'autre partie fut tracée au début du XXe s. (il s'y trouve douze maisons en 1906).
La 1re maison construite dans la rue (1897) est le no 22, dont la façade a malheureusement été défigurée par un r.d.ch. commercial et un revêtement de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante.. Elle appartient à Félix Torrekens, qui fera encore construire les nos 24 à 32 de 1898 à 1907. Elles forment un ensemble de maisons d'esprit néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. construites selon un schéma répétitif de deux ou trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et deux niveaux sur caves hautesSous-sol à demi enterré, surélevant le rez-de-chaussée..
La lre phase de construction (jusqu'en 1914) voit par ailleurs l'érection de maisons bourgeoises, de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. ou Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte.. On épinglera trois ensembles importants formés par les nos 13 à 27, 34 à 46 et 111 à 117.
Plusieurs maisons mélangeant des influences des styles Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. et Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. sont construites dans les années 1920-1930. On remarquera notamment le no 29 (maison datée de «1924 » et signée par l'arch. J. J. VAN DEN ENG ; façade cimentéeEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. et peinte sur quatre niveaux, présentant aux étages cantonnés de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. deux bow-windowsDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. superposés) ainsi que le no 59, construit en 1933 par l'arch. MARCHAL, de Charleroi.
À remarquer encore le rôle important joué par l'arch. Eugène A. LINSSEN, qui ne construira pas moins de treize maisons dans cette rue, les deux premiers dont sa maison personnelle en 1912 (Nos 25, 27) et les suivantes dans les années 1920. La majorité ont été érigées en style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte., à l'exception des nos 94 à 102, deux immeubles à appartements et trois maisons unifamiliales conçues pour les entrepreneurs E. FRANÇOIS & FILS, légèrement influencés par l'Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs., ainsi que sa 2e maison personnelle, au no 56a, construite en style néo-baroqueLe style néo-baroque (de 1860 à 1914 environ) se réfère à l’art baroque (XVIIe et 1er quart du XVIIIe siècle) et en reprend certains éléments décoratifs : pignon à volutes, pilastres colossaux, décor emprunt d’une certaine vigueur et d’un fort relief (bossages, harpes, encadrements en saillie). flamand.
Archives
ACEtt/ TP 7043 (1897), 8282 (1898), 9738 (1899), 15057 (1903), 969 (1906), 2631 (1907), 386, 3812 (1908), 1425, 3029, 3440, 3576 (1909), 815 (1910), 2603 (1911), 2707, 3655 (1912), 3575 (1923), 4589, 5885, (1924), 6149 (1925), 3994 (1933).
AR 06.02.1896, 05.11.1896 et 06.05.1899.
RC 1903, p. 79.
Ouvrages
MEIRE, R. J., Histoire d'Etterbeek, Musin, Bruxelles, 1981, p. 68.
AR 06.02.1896, 05.11.1896 et 06.05.1899.
RC 1903, p. 79.
Ouvrages
MEIRE, R. J., Histoire d'Etterbeek, Musin, Bruxelles, 1981, p. 68.
Abréviations | Recherches et rédaction : 1993-1995.
