Rue de l'Etang
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La r. de l'Étang est parallèle à la r. de l'Orient ; elle débute ch. de Wavre, est coupée par la r. Gray, et rejoint la ch. de Wavre à son intersection avec la r. Louis Hap. Décrétée par AR le 07.04.1853, elle est alors affectée « Redressement de la ch. de Wavre ». Dès 1840, Ixelles et Etterbeek se mettent d'accord pour supprimer la barrière que constitue le site champêtre et encaissé du Maelbeek en comblant les étangs et en canalisant le Maelbeek depuis l'act. pl. Flagey (anc. étang) jusqu'à la r. de l'Étang (anc. étang d'Etterbeek).
Les bâtiments, souvent imposants, d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., traduisent leur vocation commerciale, artisanale et de spectacle. Trois salles de danse y furent créées, dont la plus jolie, le « Cristal Palace », construite en 1904 par l'arch. Henri WELLENS se trouvait anc. au no 42 ; elle est détruite par plusieurs incendies et reconstruite sous le nom de « Bobino ». Dans l'entre-deux-guerres, le cinéma « Eden » anc. situé au no 73-77, s'installe dans l'anc. salle de danse « Valentino » érigée d'après les plans de l'arch. Pierre BOURGEOIS et de l'ingénieur Jean STILLEMANS.
Côté pair : toutes les constructions de la fin du XIXe et du début XXe s. ont été démolies et remplacées par des immeubles à appartements des années 1980. Sur le site de verdure et de jeux situé à l'angle des r. Louis Hap, de l'Étang et de la ch. de Wavre se trouvait le Paddenberg (montagne des crapauds).
Côté impair : le 1er tronçon jusqu'à la r. Gray est totalement démoli et ouvre le site du sq. Forte dei Marmi. Passé la r. Gray, les constructions, datant de la fin du XIXe s., sont d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. ; cependant elles ont subi de nombreuses transformations comme les nos 39-43 (1891) ou encore 123 (1896), 125 (1896) et 131 (1891). Un bel auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. en verre armé et ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. subsiste au no 137 (1909). Le no 47 nous montre un exemple isolé de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. construit par l'arch. Jacques DE COSTER en 1936.
Archives
ACEtt./TP 2307 (1862), Ind. général 183185 (1891), 188651 (1892)
TP 5669, 5867 (1896), 17042 (1904), 3564 (1909), 2822 (1936), 38/3223 (1938)
Ouvrages
RC 1873, p. 25
MEIRE, R. J., Histoire d'Etterbeek, Musin, Bruxelles, 1981, p. 30.
