Rue Général Capiaumont
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La r. Général Capiaumont, du nom d'un héros des combats de l'indépendance (1798-1879), prend naissance dans la r. de Theux où elle forme un carrefour avec les r. de Haerne et Ernest Havaux, traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. la r. Philippe Baucq et rejoint, selon un tracé rectiligne, l'av. Victor Jacobs, à proximité de la pl. Saint-Antoine.
Faisant partie du plan d'ensemble du quartier du Solbosch de 1903, la rue présente un caractère très homogène. Les deux tiers des maisons ont été construites entre 1903 et 1914, en style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., mêlant éventuellement des éléments Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise.. Façades en briques traversées de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de couleur contrastante en briques et en pierre, généralement de trois niveaux sur caves hautesSous-sol à demi enterré, surélevant le rez-de-chaussée. et deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de largeur inégale. Travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale. en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. ou encadrée de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. ou en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. en briques polychromes, ou rect. sous poutrelle.
On épinglera plus particulièrement plusieurs maisons construites par l'arch. Émile LOENS : nos 5 à 9 (1908), 74 (1908), 76, 78 (1903) ainsi que l'ensemble formé par les nos 100 à 108 (1909). Enfin, citons encore les nos 38, 40 et 44 (1912), 72 (1906), 85 (1913). À remarquer, au no 88, les panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. de céramique à motif Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise..
À l'exception de deux immeubles construits en 1961 et 1972, le reste des maisons ont été érigées dans les années 1920-1930. Ainsi, notamment, les nos 12 (1926, arch. R. GOSSIAUX) et 51 à 59 (59, 1930, arch. Hubert INSTALLÉ).
Archives
AR 21.07.1903, 31.07.1903
ACEtt/TP 883 (1903), 605 (1906), 110, 111, 650, 4584 (1908), 1826, 2630, 2631, 3315 (1909), 1952, 2289 (1912), 4360 (1913), 4403 (1923), 4720 (1924), 6011 (1925), 8085 (1926), 7558 (1930), 3 (1932)
RC 1910, p. 9, 1911, p. 7.
Ouvrages
MEIRE, R. J., Histoire d'Etterbeek, Musin, Bruxelles, 1981, p. 80.
