Avenue de Tervueren vers 1915 (Collection de Dexia Banque).
Avenue de Tervueren
Cette notice concerne la partie de la voirie située sur Etterbeek. Consulter la notice de la partie de voirie sur Woluwe-Saint-Pierre.
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
Large avenue rectiligne entre le parc du Cinquantenaire et le parc de Tervueren, dont la partie comprise entre la Porte de Tervueren et le carrefour formé par les r. de la Duchesse et des Atrébates est située sur le territoire d'Etterbeek.
Aménagée entre 1895 et 1897 sur les instances du roi Léopold II (d'après les plans de V. BESME), à l'occasion de l'Exposition universelle de 1897 afin de relier le parc du Cinquantenaire au château du parc de Tervueren où se tint l'exposition sur le Congo.
La création de l'avenue et d'un certain nombre d'artères qui devaient la relier aux rues existantes fut décrétée par l'AR de 1896.

L'avenue de Tervueren, côté pair vers le square Montgomery, cachet de la poste de 1913 (Collection cartes postales Dexia Banque).
L'av. de Tervueren est principalement bordée de belles maisons de maître, précédées d'un jardin ou d'une allée et clôturées par des grilles en fer, comme le no 55 ( à l'angle de la r. des Aduatiques) de style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte., dont témoigne le médaillonCartouche rond ou ovale. au ler niveau ; demande de permis de bâtir de 1912, sur les plans de l'arch. J. H. VERHOEVEN. Sur les plans d'origine, resp. de trois et quatre niveaux et coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. au-dessus de la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'angle ; pendant les travaux, entamés en 1921, on décide d'exhausser l'immeuble de deux niveaux d'après les plans de l'arch. A. LAENEN ; act. de cinq (av. de Tervueren) et six niveaux (r. des Aduatiques) sur caves hautesSous-sol à demi enterré, surélevant le rez-de-chaussée. ; toiture en terrasse ; remarquable travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'angle arrondie, travée d'accèsTravée percée de la porte d’entrée. à pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. ; façade rythmée horizontalement par des cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. ; soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue ; au r.d.ch., porte en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. sous bel auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. ; fenêtres principalement surbaisséesUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. et en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale., celles de la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'angle inscrites au ler niveau entre colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne..
Citons encore les nos 104 (1919, à l'origine de deux niveaux, exhaussement d'un niveau en 1935), 106 (1921, arch. Pierre DE GIETER ; trois niveaux) ainsi que quelques immeubles à appartements, comme le no 22 (1911) de cinq niveaux, sur les plans de l'arch. Servais MAYNÉ, façade cimentéeEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. caractérisée par deux grandes logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de section rect. ou trapézoïdale au 2e niveau, les bow-windowsDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. et baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. aux dern. étages, devanture commerciale moderne ; no 24 de cinq niveaux et six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'après demande de bâtir de 1912-1913, façade en briques jaunes, baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect. sous poutrelle métallique en I et arc de déchargeArc noyé dans un mur plein, qui surmonte généralement un linteau ou un autre couvrement et sert à le soulager., balcons centraux, devanture commerciale ; no 112 selon demande de bâtir de 1924 sur les plans de l'arch. P. DE GIETER, à l'origine de quatre niveaux, exhaussé de deux étages en 1925, sur les plans du même architecte.
Des immeubles modernes interrompent l'homogénéité de la rue, comme le no 2 à l'emplacement de l'hôtel Bosman aujourd'hui démoli, érigé en 1929 d'après les plans de l'arch. P. M. COLLIN, cet imposant immeuble en style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. intégrait plusieurs volumes sous toiture en terrasse, décoré de plusieurs bas-reliefs, accosté de part et d'autre de galeriesUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. couronnées par coupolesVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc..

Avenue de Tervueren 2, "Hôtel Bosman" (démoli). Projet de 1929, façade vers la rue (ACEtt./TP 4119).
L'hôtel Bosman remplaçait la Villa Beckers, immeuble d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. du XIXe s., construit sur un domaine d'environ un hectare et précédé d'une allée de cent mètres ; accessible par la r. Gérard, no 59.
La station de métro Mérode possède trois accès à l'avenue (voir sq. Princesse Jean de Mérode).
Aménagée entre 1895 et 1897 sur les instances du roi Léopold II (d'après les plans de V. BESME), à l'occasion de l'Exposition universelle de 1897 afin de relier le parc du Cinquantenaire au château du parc de Tervueren où se tint l'exposition sur le Congo.
La création de l'avenue et d'un certain nombre d'artères qui devaient la relier aux rues existantes fut décrétée par l'AR de 1896.
L'avenue de Tervueren, côté pair vers le square Montgomery, cachet de la poste de 1913 (Collection cartes postales Dexia Banque).
L'av. de Tervueren est principalement bordée de belles maisons de maître, précédées d'un jardin ou d'une allée et clôturées par des grilles en fer, comme le no 55 ( à l'angle de la r. des Aduatiques) de style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte., dont témoigne le médaillonCartouche rond ou ovale. au ler niveau ; demande de permis de bâtir de 1912, sur les plans de l'arch. J. H. VERHOEVEN. Sur les plans d'origine, resp. de trois et quatre niveaux et coupoleVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc. au-dessus de la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'angle ; pendant les travaux, entamés en 1921, on décide d'exhausser l'immeuble de deux niveaux d'après les plans de l'arch. A. LAENEN ; act. de cinq (av. de Tervueren) et six niveaux (r. des Aduatiques) sur caves hautesSous-sol à demi enterré, surélevant le rez-de-chaussée. ; toiture en terrasse ; remarquable travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'angle arrondie, travée d'accèsTravée percée de la porte d’entrée. à pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. ; façade rythmée horizontalement par des cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. ; soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue ; au r.d.ch., porte en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. sous bel auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. ; fenêtres principalement surbaisséesUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. et en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale., celles de la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'angle inscrites au ler niveau entre colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne..
Citons encore les nos 104 (1919, à l'origine de deux niveaux, exhaussement d'un niveau en 1935), 106 (1921, arch. Pierre DE GIETER ; trois niveaux) ainsi que quelques immeubles à appartements, comme le no 22 (1911) de cinq niveaux, sur les plans de l'arch. Servais MAYNÉ, façade cimentéeEnduit de mortier de ciment type Portland, un matériau gris et très dur qui entre dans la composition du béton et du mortier moderne. caractérisée par deux grandes logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de section rect. ou trapézoïdale au 2e niveau, les bow-windowsDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. et baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. aux dern. étages, devanture commerciale moderne ; no 24 de cinq niveaux et six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d'après demande de bâtir de 1912-1913, façade en briques jaunes, baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rect. sous poutrelle métallique en I et arc de déchargeArc noyé dans un mur plein, qui surmonte généralement un linteau ou un autre couvrement et sert à le soulager., balcons centraux, devanture commerciale ; no 112 selon demande de bâtir de 1924 sur les plans de l'arch. P. DE GIETER, à l'origine de quatre niveaux, exhaussé de deux étages en 1925, sur les plans du même architecte.
Des immeubles modernes interrompent l'homogénéité de la rue, comme le no 2 à l'emplacement de l'hôtel Bosman aujourd'hui démoli, érigé en 1929 d'après les plans de l'arch. P. M. COLLIN, cet imposant immeuble en style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. intégrait plusieurs volumes sous toiture en terrasse, décoré de plusieurs bas-reliefs, accosté de part et d'autre de galeriesUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. couronnées par coupolesVoûte de plan central. Elle peut être circulaire, ovale, polygonale, à côtes, en plein cintre, surbaissée, surhaussée, etc..
Avenue de Tervueren 2, "Hôtel Bosman" (démoli). Projet de 1929, façade vers la rue (ACEtt./TP 4119).
L'hôtel Bosman remplaçait la Villa Beckers, immeuble d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. du XIXe s., construit sur un domaine d'environ un hectare et précédé d'une allée de cent mètres ; accessible par la r. Gérard, no 59.
La station de métro Mérode possède trois accès à l'avenue (voir sq. Princesse Jean de Mérode).
Archives
AR 06.02.1896.
RC 1896, pp. 50-54.
ACEtt./TP 51 (1911), 388 (1912), 1897 (1912/13), 7554 (1919), 1226, 1495/2032 (1921), 6010 (1924), 6810 (1925), 4119 (1929), 7649 (1935).
Ouvrages
PIERRON, S., Histoire illustrée de la forêt de Soignes, Bruxelles, 1972, t. 1, p. 138.
AR 06.02.1896.
RC 1896, pp. 50-54.
ACEtt./TP 51 (1911), 388 (1912), 1897 (1912/13), 7554 (1919), 1226, 1495/2032 (1921), 6010 (1924), 6810 (1925), 4119 (1929), 7649 (1935).
Ouvrages
PIERRON, S., Histoire illustrée de la forêt de Soignes, Bruxelles, 1972, t. 1, p. 138.
Abréviations | Recherches et rédaction : 1993-1995.
