Avenue d'Auderghem, côté impair. Le square Charles Maurice Wiser (photo 1994).
Avenue d'Auderghem
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Destinée à relier la r. de la Loi prolongée au quartier de la Chasse royale et à la route de Wavre et de Namur, l'av. d'Auderghem a été créée par l'État en 1853.
Elle prend naissance à l'act. rond-point Robert Schuman. Le projet de prolongement de la r. de la Loi à une place circulaire et les deux embranchements rayonnant du centre de cette place vers les ch. de Louvain et d'Auderghem (act. ch. de Wavre) date d'avant 1845. La r. de la Loi est terminée en 1855 et l'av. d'Auderghem vers 1860 (à cette époque, elle est encore appelée « embranchement de la rue de la Loi vers la Chasse Royale »). En 1866 (plan de Besme), elle est bordée par quelques constructions.
Le ler tronçon, jusqu'à la r. Belliard, appartient aux extensions hors Pentagone de Bruxelles, son parcours etterbeekois débutant à l'angle du côté impair de la r. Belliard.
Au côté impair du 2e tronçon, incorporant le sq. Charles Maurice Wiser sur un plan en U, jusqu'à la r. du Cornet, de nombreux immeubles à appartements, érigés à partir de l'entre-deux-guerres jusque dans les années 1950, ont remplacé le bâti originel constitué de maisons bourgeoises. Seuls trois immeubles anc. (Nos 63 à 67) y ont été conservés.
À remarquer encore que le bâti originel de la section comprise entre la r. Général Leman et la ch. Saint-Pierre a fait place à la maison communale bâtie en 1862 et à ses agrandissements successifs, puis au bâtiment inauguré en 1958 et aux nouvelles ailes qui l'encadrent depuis 1978 et 1982.
Plus de la moitié des immeubles de l'avenue, respectant la tradition néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., remontent au dern. tiers du XIXe s. (les 1ers demandes de permis de bâtir remontent à 1849) et près d'un tiers, surtout concentrés dans le dern. tronçon, ont été construits entre 1900 et 1914. Parmi ceux de tradition néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., citons e.a. les nos 157 (1899), 173, 198 à 204, 272 (1901, arch. Jean DEBECKER), 274 (1904, arch. J. DEBECKER). Les autres, érigés en style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., présentent généralement une façade polychrome de deux ou trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et trois niveaux sur caves hautesSous-sol à demi enterré, surélevant le rez-de-chaussée., et s'inspirent éventuellement, avec plus ou moins de succès, des styles Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise. ou Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. : e.a. les nos 171 (vers 1900), 179-181 (1900), 178 à 184 (1905), 265, 267 (1898, arch. Louis BERDEN), 270 (1900, arch. Victor TAELEMANS), 280 (1902, entr. Louis MOLLE), 310 (1913, arch. Alfred KNEIN), 312 (1913, arch. J. DEBECKER) ; on épinglera plus particulièrement les ensembles formés par les nos 277 à 311 (voir ci-dessous) et 296 à 308 (Nos 298, 300 : 1906, arch. Pierre STILLEMANS ; no 304 : 1906, arch. F. STERCKX ; no 306 : 1908) et 320 à 340 (de 1912 à 1914, à l'exception des nos 328 et 330 datant de 1921).
Elle prend naissance à l'act. rond-point Robert Schuman. Le projet de prolongement de la r. de la Loi à une place circulaire et les deux embranchements rayonnant du centre de cette place vers les ch. de Louvain et d'Auderghem (act. ch. de Wavre) date d'avant 1845. La r. de la Loi est terminée en 1855 et l'av. d'Auderghem vers 1860 (à cette époque, elle est encore appelée « embranchement de la rue de la Loi vers la Chasse Royale »). En 1866 (plan de Besme), elle est bordée par quelques constructions.
Le ler tronçon, jusqu'à la r. Belliard, appartient aux extensions hors Pentagone de Bruxelles, son parcours etterbeekois débutant à l'angle du côté impair de la r. Belliard.
Au côté impair du 2e tronçon, incorporant le sq. Charles Maurice Wiser sur un plan en U, jusqu'à la r. du Cornet, de nombreux immeubles à appartements, érigés à partir de l'entre-deux-guerres jusque dans les années 1950, ont remplacé le bâti originel constitué de maisons bourgeoises. Seuls trois immeubles anc. (Nos 63 à 67) y ont été conservés.
À remarquer encore que le bâti originel de la section comprise entre la r. Général Leman et la ch. Saint-Pierre a fait place à la maison communale bâtie en 1862 et à ses agrandissements successifs, puis au bâtiment inauguré en 1958 et aux nouvelles ailes qui l'encadrent depuis 1978 et 1982.
Plus de la moitié des immeubles de l'avenue, respectant la tradition néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., remontent au dern. tiers du XIXe s. (les 1ers demandes de permis de bâtir remontent à 1849) et près d'un tiers, surtout concentrés dans le dern. tronçon, ont été construits entre 1900 et 1914. Parmi ceux de tradition néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps., citons e.a. les nos 157 (1899), 173, 198 à 204, 272 (1901, arch. Jean DEBECKER), 274 (1904, arch. J. DEBECKER). Les autres, érigés en style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles., présentent généralement une façade polychrome de deux ou trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et trois niveaux sur caves hautesSous-sol à demi enterré, surélevant le rez-de-chaussée., et s'inspirent éventuellement, avec plus ou moins de succès, des styles Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise. ou Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. : e.a. les nos 171 (vers 1900), 179-181 (1900), 178 à 184 (1905), 265, 267 (1898, arch. Louis BERDEN), 270 (1900, arch. Victor TAELEMANS), 280 (1902, entr. Louis MOLLE), 310 (1913, arch. Alfred KNEIN), 312 (1913, arch. J. DEBECKER) ; on épinglera plus particulièrement les ensembles formés par les nos 277 à 311 (voir ci-dessous) et 296 à 308 (Nos 298, 300 : 1906, arch. Pierre STILLEMANS ; no 304 : 1906, arch. F. STERCKX ; no 306 : 1908) et 320 à 340 (de 1912 à 1914, à l'exception des nos 328 et 330 datant de 1921).
Archives
AR 28.09.1870.
AR alignement 20.06.1853.
ACEtt./TP 8465 (1898), 9736 (1899), 10458, 10840 (1900), 11763, 11942, 11957 (1901), 13562 (1902), 16315 (1904), 370, 418, 532, 990, 1109 (1906), 4071 (1908), 3141 (1911), 3819, 4644, 4814, 6605 (1913).
Ouvrages
DE PAUW, L.-F., La vallée du Maelbeek avec monographie d'Etterbeek, Hayez, Bruxelles, 1914, pp. 214, 222, 223, 232.
JURION-DE WAHA,F., La mémoire des pierres : découvrez les hôtels de ville et les maisons communales, Fondation Roi Baudouin, Bruxelles, 1988, pp. 50-53.
MEIRE, R. J., Histoire d'Etterbeek, Musin, Bruxelles, 1981, pp. 26, 46, 53, 88, 128, 148, 151.
AR alignement 20.06.1853.
ACEtt./TP 8465 (1898), 9736 (1899), 10458, 10840 (1900), 11763, 11942, 11957 (1901), 13562 (1902), 16315 (1904), 370, 418, 532, 990, 1109 (1906), 4071 (1908), 3141 (1911), 3819, 4644, 4814, 6605 (1913).
Ouvrages
DE PAUW, L.-F., La vallée du Maelbeek avec monographie d'Etterbeek, Hayez, Bruxelles, 1914, pp. 214, 222, 223, 232.
JURION-DE WAHA,F., La mémoire des pierres : découvrez les hôtels de ville et les maisons communales, Fondation Roi Baudouin, Bruxelles, 1988, pp. 50-53.
MEIRE, R. J., Histoire d'Etterbeek, Musin, Bruxelles, 1981, pp. 26, 46, 53, 88, 128, 148, 151.
Abréviations | Recherches et rédaction : 1993-1995.
