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Rue de Pavie, premier tronçon côté pair (photo 2007).
Rue de Pavie
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
La rue de Pavie relie le square Ambiorix à la chaussée de Louvain. Les rues de Gravelines et des Confédérés s'y rejoignent. Plus haut, l'artère est traversée par la rue Charles Quint, tandis que la rue de l'Inquisition y débute.
La rue est ouverte suivant le plan d'aménagement du quartier Nord-Est, dessiné par l'architecte Gédéon Bordiau et approuvé par l'arrêté royal du 20.12.1875. Elle apparaît tracée sur le plan de Bruxelles réalisé par l'Institut cartographique militaire en 1881.
À cette époque, seul le dernier tronçon côté pair est bâti. Il s'agit d'une cité ouvrière conçue dès 1875 par Bordiau lui-même, pour la Société anonyme des Habitations ouvrières dans l'Agglomération bruxelloise. La cité, qui compte 24 maisons, occupe tout l'îlot compris entre la chaussée de Louvain, les rues du Carrousel et Charles Quint (voir rue du Carrousel).

Il faut attendre 1889 pour que d'autres constructions apparaissent sur l'artère, essentiellement des maisons de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. ou d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps.. La dernière est conçue en 1912.
Dans les années 1890, la ligne de tramway Bruxelles-Sterrebeek emprunte les deux derniers tronçons de la rue de Pavie, entre la rue de Gravelines et la chaussée de Louvain. Afin de permettre l'établissement d'une double voie à hauteur de la chaussée, l'État belge achète, le 25.08.1893, au nom de la Société des Chemins de Fer vicinaux, le terrain situé à l'angle de la rue de Pavie et de la chaussée de Louvain, côté impair, pour y créer un pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. d'une quinzaine de mètres de long. L'arrêté de création du pan est adopté en séance du Collège de la Ville de Bruxelles du 22.12.1902 (Bulletin communal, 1902, t. II, pp. 812, 1043).
La rue porte un nom historique, tout comme la plupart des artères du quartier, baptisées en lien avec l'histoire du jeune État belge ou celle, plus ancienne, des régions dans lesquelles il se situe. Le nom de Pavie, qui renvoie à la célèbre bataille gagnée par Charles Quint sur François Ier, est attribué par arrêté du Collège de la Ville de Bruxelles du 12.01.1877.
Entre 1898 et 1900, l'architecte Émile Dewé signe, pour son propre compte, quatre ensembles de maisons dans la rue : les nos 7 à 11 (1898), 13 et 15 (voir no 15), 18 à 28 (voir no 22) et 23 à 29 (voir ces numéros).
L'artère s'enrichit par ailleurs d'une maison de style Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise. de l'architecte Victor Taelemans (voir no 32). Aux nos 65-67 et 69, à l'angle de la rue Charles Quint, deux maisons aujourd'hui recouvertes de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. présentaient à l'origine une belle élévation d'inspiration Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise..

Le no 1, un immeuble d'angle portant également le no 9 square Ambiorix, est conçu en 1955 par l'architecte Jean Verschuere. Il remplace un remarquable hôtel de maître orné de logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. et de pignons à gradinsPignon dont les rampants sont étagés en escalier, à la manière de gradins., dessiné par l'architecte Henri Van Massenhove en 1901, pour la veuve d'un certain Général Sterckx.

Au no 85-87, un immeuble à appartements de 1932, conçu par l'architecte Fernand De Pape, est établi sur une parcelle coudée et présente une seconde façade au no 8 de la rue de l'Inquisition. Aux nos 39-45 et rue des Confédérés 1-3, cinq maisons néoclassiquesLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. conçues en ensemble en 1902, sont aujourd'hui remembrées et surhaussées.
Le deuxième tronçon de la rue, côté pair, appartient au complexe scolaire Adolphe Max, qui occupe la majeure partie de l'îlot (voir boulevard Clovis no 40). Toutes les maisons y ont été rasées : celles vers l'angle avec la rue de Gravelines devaient laisser place à un centre sportif et culturel conçu en 1981, qui n'a finalement jamais vu le jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. ; celles vers la rue Charles Quint ont été remplacées par un bâtiment scolaire conçu à la fin des années 1970.
Aux nos 121 et chaussée de Louvain 310-314, l'angle est occupé par un ensemble fort transformé de maisons à rez-de-chaussée commercial conçues en 1904 pour un certain Bogaers. Le même propriétaire a conçu pas moins de six ensembles similaires dans le quartier (voir rues John Waterloo Wilson, de Gravelines et des Éburons).
La rue est ouverte suivant le plan d'aménagement du quartier Nord-Est, dessiné par l'architecte Gédéon Bordiau et approuvé par l'arrêté royal du 20.12.1875. Elle apparaît tracée sur le plan de Bruxelles réalisé par l'Institut cartographique militaire en 1881.
À cette époque, seul le dernier tronçon côté pair est bâti. Il s'agit d'une cité ouvrière conçue dès 1875 par Bordiau lui-même, pour la Société anonyme des Habitations ouvrières dans l'Agglomération bruxelloise. La cité, qui compte 24 maisons, occupe tout l'îlot compris entre la chaussée de Louvain, les rues du Carrousel et Charles Quint (voir rue du Carrousel).
Il faut attendre 1889 pour que d'autres constructions apparaissent sur l'artère, essentiellement des maisons de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. ou d'inspiration néoclassiqueLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps.. La dernière est conçue en 1912.
Dans les années 1890, la ligne de tramway Bruxelles-Sterrebeek emprunte les deux derniers tronçons de la rue de Pavie, entre la rue de Gravelines et la chaussée de Louvain. Afin de permettre l'établissement d'une double voie à hauteur de la chaussée, l'État belge achète, le 25.08.1893, au nom de la Société des Chemins de Fer vicinaux, le terrain situé à l'angle de la rue de Pavie et de la chaussée de Louvain, côté impair, pour y créer un pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. d'une quinzaine de mètres de long. L'arrêté de création du pan est adopté en séance du Collège de la Ville de Bruxelles du 22.12.1902 (Bulletin communal, 1902, t. II, pp. 812, 1043).
La rue porte un nom historique, tout comme la plupart des artères du quartier, baptisées en lien avec l'histoire du jeune État belge ou celle, plus ancienne, des régions dans lesquelles il se situe. Le nom de Pavie, qui renvoie à la célèbre bataille gagnée par Charles Quint sur François Ier, est attribué par arrêté du Collège de la Ville de Bruxelles du 12.01.1877.
Entre 1898 et 1900, l'architecte Émile Dewé signe, pour son propre compte, quatre ensembles de maisons dans la rue : les nos 7 à 11 (1898), 13 et 15 (voir no 15), 18 à 28 (voir no 22) et 23 à 29 (voir ces numéros).
L'artère s'enrichit par ailleurs d'une maison de style Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise. de l'architecte Victor Taelemans (voir no 32). Aux nos 65-67 et 69, à l'angle de la rue Charles Quint, deux maisons aujourd'hui recouvertes de briquettesLes briquettes sont des plaques de terre cuite, de faible épaisseur, imitant des briques, appliquées sur une façade pré-existante. Elles ne sont pas, en principe, utilisées pour des constructions neuves, mais plutôt pour des rénovations qui visent à donner l’aspect d’une maçonnerie de briques de parement à une façade existante. présentaient à l'origine une belle élévation d'inspiration Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise..
Le no 1, un immeuble d'angle portant également le no 9 square Ambiorix, est conçu en 1955 par l'architecte Jean Verschuere. Il remplace un remarquable hôtel de maître orné de logettesLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. et de pignons à gradinsPignon dont les rampants sont étagés en escalier, à la manière de gradins., dessiné par l'architecte Henri Van Massenhove en 1901, pour la veuve d'un certain Général Sterckx.
Au no 85-87, un immeuble à appartements de 1932, conçu par l'architecte Fernand De Pape, est établi sur une parcelle coudée et présente une seconde façade au no 8 de la rue de l'Inquisition. Aux nos 39-45 et rue des Confédérés 1-3, cinq maisons néoclassiquesLe style néoclassique (de la fin du XVIIIe siècle à 1914 environ) est un courant architectural mû par un idéal d’ordre et de symétrie, caractérisé par des élévations enduites et blanches, uniformisant l’image de la ville. Le style connaît une grande longévité, évoluant dans ses proportions et son ornementation au cours du temps. conçues en ensemble en 1902, sont aujourd'hui remembrées et surhaussées.
Le deuxième tronçon de la rue, côté pair, appartient au complexe scolaire Adolphe Max, qui occupe la majeure partie de l'îlot (voir boulevard Clovis no 40). Toutes les maisons y ont été rasées : celles vers l'angle avec la rue de Gravelines devaient laisser place à un centre sportif et culturel conçu en 1981, qui n'a finalement jamais vu le jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. ; celles vers la rue Charles Quint ont été remplacées par un bâtiment scolaire conçu à la fin des années 1970.
Aux nos 121 et chaussée de Louvain 310-314, l'angle est occupé par un ensemble fort transformé de maisons à rez-de-chaussée commercial conçues en 1904 pour un certain Bogaers. Le même propriétaire a conçu pas moins de six ensembles similaires dans le quartier (voir rues John Waterloo Wilson, de Gravelines et des Éburons).
Archives
AVB/TP 1 rue de Pavie et square Ambiorix 9 : 2793 (1901), 65744 (1955) ; 7 à 11 : 18773 (1898) ; 39-45 rue de Pavie et 1-3 rue des Confédérés : 18782 (1902) ; 65-67, 69 : 8752 (1899) ; 85-87 rue de Pavie et 8 rue de l'Inquisition : 47492 (1932) ; 121 rue de Pavie et 310-314 chaussée de Louvain : 14993 (1904).
AVB/Bulletin communal de Bruxelles, 1875, t. I, p. 118 ; 1877, t. I, p. 41 ; 1902, t. II, pp. 812, 1043.
AVB/PP 953 (1875), 956-957 (1879).
Cartes / plans
Bruxelles et ses environs, Institut cartographique militaire, 1881 (Bibliothèque royale de Belgique, Section Cartes et Plans).
AVB/TP 1 rue de Pavie et square Ambiorix 9 : 2793 (1901), 65744 (1955) ; 7 à 11 : 18773 (1898) ; 39-45 rue de Pavie et 1-3 rue des Confédérés : 18782 (1902) ; 65-67, 69 : 8752 (1899) ; 85-87 rue de Pavie et 8 rue de l'Inquisition : 47492 (1932) ; 121 rue de Pavie et 310-314 chaussée de Louvain : 14993 (1904).
AVB/Bulletin communal de Bruxelles, 1875, t. I, p. 118 ; 1877, t. I, p. 41 ; 1902, t. II, pp. 812, 1043.
AVB/PP 953 (1875), 956-957 (1879).
Cartes / plans
Bruxelles et ses environs, Institut cartographique militaire, 1881 (Bibliothèque royale de Belgique, Section Cartes et Plans).
Abréviations | Recherches et rédaction : 2006-2008.

































