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Rue de l’Aqueduc 157 (photo 2005).
Maison Sander Pierron
Rue de l'Aqueduc 157
Maison Sander Pierron de style Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise. conçue par Victor Horta, 1903. Ami de l'architecte, Sander Pierron est un ancien ouvrier typographe devenu écrivain, journaliste et critique d'art.
Lorsque Victor Horta élabore cette maison en 1903, Sander Pierron rédige un article sur la dernière réalisation de l'architecte : les magasins Wauquez, rue des Sables à Bruxelles. Horta lui dessine une maison peu coûteuse, ce qui le contraint à simplifier ses formes et restreindre le choix des matériaux. L'année 1903 semble être pour Horta le début de sa période tendant au dépouillement (Mésnil, Ch., 2001, pp. 86-91).
L'élévation de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé. respecte les divisions traditionnelles. Cependant, la façade est marquée au dernier niveau par une grande baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. affichant l'importance du bureau pour l'écrivain et critique d'art.
Les éléments décoratifs n'ont pas été appliqués par la suite sur la façade, mais ont fait partie du gros oeuvre. Victor Horta anime la façade de briques rouges en utilisant pour la première fois dans sa carrière la polychromie dans les briques. La pierre bleue profilée est utilisée pour les éléments plus luxueux : le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., l'encadrement de la porte et le gratte-pieds formant une ligne continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées.. Également en pierre bleue, les consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. du balcon et les jouesLe terme joues désigne les petits côtés d’un balcon, entièrement en pierre ou en maçonnerie. enserrant le garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. de style Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise.. La façade arrière, au tracé simple et dépourvu d'ornement, présente certains signes pré-rationnaliste (Aubry, F., 2005, pp. 154-157). Malgré les modestes moyens, les détails en bronze ne sont pas oubliés ; la boîte aux lettres stylisée et le tirant de porte mouluré en forme de col de cygne.

L'intérieur ne propose pas de plan original : cuisine au sous-sol, salon vers la rue et salle à manger vers le jardin. Il a conservé de nombreux éléments d'origine remarquables. Le hall d'entrée en mosaïques élaborées donne accès aux deux escaliers ; le principal, montant vers les étages, est en bois et muni d'une rampe ouvragée, le second, vers le sous-sol, est en marbre blanc. Les portes de l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. sont munies de vitraux de style Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise. de ton jaune ocre apportant une lumière filtrée dans la cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier.. Au premier, la bibliothèque en pitchpin, conçue d'éléments à la fois sobres et élégants, est conservée ; portes agrémentées de vitraux et découpes du haut du meuble aux lignes fluides. La finition va jusque dans les poignées de porte qui présentent des profils similaires aux autres éléments décoratifs.
Classement 19.02.1998
Lorsque Victor Horta élabore cette maison en 1903, Sander Pierron rédige un article sur la dernière réalisation de l'architecte : les magasins Wauquez, rue des Sables à Bruxelles. Horta lui dessine une maison peu coûteuse, ce qui le contraint à simplifier ses formes et restreindre le choix des matériaux. L'année 1903 semble être pour Horta le début de sa période tendant au dépouillement (Mésnil, Ch., 2001, pp. 86-91).
L'élévation de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé. respecte les divisions traditionnelles. Cependant, la façade est marquée au dernier niveau par une grande baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. affichant l'importance du bureau pour l'écrivain et critique d'art.
Les éléments décoratifs n'ont pas été appliqués par la suite sur la façade, mais ont fait partie du gros oeuvre. Victor Horta anime la façade de briques rouges en utilisant pour la première fois dans sa carrière la polychromie dans les briques. La pierre bleue profilée est utilisée pour les éléments plus luxueux : le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., l'encadrement de la porte et le gratte-pieds formant une ligne continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées.. Également en pierre bleue, les consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. du balcon et les jouesLe terme joues désigne les petits côtés d’un balcon, entièrement en pierre ou en maçonnerie. enserrant le garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. de style Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise.. La façade arrière, au tracé simple et dépourvu d'ornement, présente certains signes pré-rationnaliste (Aubry, F., 2005, pp. 154-157). Malgré les modestes moyens, les détails en bronze ne sont pas oubliés ; la boîte aux lettres stylisée et le tirant de porte mouluré en forme de col de cygne.
L'intérieur ne propose pas de plan original : cuisine au sous-sol, salon vers la rue et salle à manger vers le jardin. Il a conservé de nombreux éléments d'origine remarquables. Le hall d'entrée en mosaïques élaborées donne accès aux deux escaliers ; le principal, montant vers les étages, est en bois et muni d'une rampe ouvragée, le second, vers le sous-sol, est en marbre blanc. Les portes de l'entresolEntresol ou étage entresolé. Demi-niveau qui surmonte généralement un rez-de-chaussée. sont munies de vitraux de style Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise. de ton jaune ocre apportant une lumière filtrée dans la cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier.. Au premier, la bibliothèque en pitchpin, conçue d'éléments à la fois sobres et élégants, est conservée ; portes agrémentées de vitraux et découpes du haut du meuble aux lignes fluides. La finition va jusque dans les poignées de porte qui présentent des profils similaires aux autres éléments décoratifs.
Classement 19.02.1998
Archives
ACI/Urb. 20-157.
Ouvrages
AUBRY, F., (dir.), Horta, naissance et dépassement de l'Art nouveau, Bruxelles, éd. Ludion/Flammarion, 1996, p. 102.
AUBRY, F., Art Nouveau à Bruxelles. De l'architecture à l'ornementalisme, éd. Quo Vadis, 2005, pp. 154-157.
BORSI, F., PORTOGHESI, P., Horta, trad. fr. J.-M. Van Der Meerschen, éd. J.-M. Collet, Braine-l'Alleud, 1996, pp. 212-215.
CULOT, M., VAN LOO, A., Musée des Archives d'Architecture Moderne, AAM, Bruxelles, 1986, pp. 100-103.
DULIÈRE, C., Victor Horta, Mémoires, Ministère de la Communauté française de Belgique, Bruxelles, 1985, pp. 158, 180, 294-295.
MÉSNIL, C., Victor Horta, l'inventeur, éd. La renaissance du Livre, Tournai, 2001, pp. 86-91.
Monument et sites protégés, éd. Mardaga, Région de Bruxelles-Capitale, 1999, pp. 101-102.
PIERRON, S., Études d'Art, éd. Havermans, s.l., 1903, pp. 61, 67.
Abréviations | Recherches et rédaction : 2005-2007.




























